22,8 millions de dollars de la BAD pour la production de riz : Découvrez les secrets d’une résilience climatique inattendue !
Le Projet de Renforcement de la Chaîne de Valeur du Riz au Mozambique : Une Initiative Clé pour la Sécurité Alimentaire
Introduction
Le Mozambique, bien qu’il possède un potentiel agricole immense, est confronté à des défis majeurs en matière de sécurité alimentaire, notamment en ce qui concerne la production de riz. Dans ce contexte, le projet soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement, avec un don de 22,8 millions de dollars, s’impose comme une lueur d’espoir. Ce projet vise à renforcer la chaîne de valeur du riz au Mozambique tout en accroissant la résilience face aux aléas climatiques. Comment cette initiative pourrait-elle transformer le paysage agricole et alimentaire du pays ?
Contexte : Sécurité Alimentaire et Dépendance Alimentaire
Le Mozambique est l’un des pays les plus vulnérables en Afrique, avec une insécurité alimentaire persistante qui touche une grande partie de sa population. Malgré la richesse de ses terres, le pays ne produit que 50 % des 600 000 tonnes de riz consommées chaque année, ce qui le contraint à importer la moitié de ses besoins. Cette situation non seulement greffe des menaces à la sécurité alimentaire, mais exacerbe également la pauvreté dans les zones rurales, où de nombreux petits exploitants vivent de l’agriculture.
L’importance du Riz dans l’Alimentation
Le riz est considéré comme un aliment de base au Mozambique. Sa culture représente un potentiel significatif pour améliorer la nutrition et les moyens de subsistance des populations. Dans ce cadre, investir dans les infrastructures et les techniques agricoles devient crucial pour atteindre une autosuffisance alimentaire et réduire la dépendance aux importations.
Le Projet RIVACREP : Objectifs et Bénéfices
Renforcement de la Chaîne de Valeur du Riz
Le Projet de chaîne de valeur du riz et de résilience climatique, ou RIVACREP, a pour objectif d’augmenter l’autosuffisance en riz du Mozambique de 50 % à 75 % d’ici 2030. Ce défi ambitieux vise à cibler 30 000 petits exploitants agricoles, dont 70 % sont des femmes. En intégrant des technologies climato-intelligentes, le projet ambitionne d’améliorer les rendements agricoles et, par conséquent, de garantir une meilleure sécurité alimentaire.
Augmentation des Rèvements
Le projet vise à augmenter les rendements de production de riz d’une tonne par hectare à quatre tonnes. Une amélioration significative qui pourrait augmenter les revenus annuels des ménages de 590 dollars à 1 000 dollars. Bien que le chiffre de 6 000 tonnes supplémentaires de riz par an ne compense pas entièrement le déficit, il marque un tournant vers une production nationale plus robuste.
Réhabilitation des Infrastructures
Dans le cadre du projet, 1 000 hectares d’infrastructures d’irrigation seront réhabilités principalement dans la province de Gaza. Cette initiative s’accompagnera de la création de petites usines de rizerie et de centres d’agrégation, facilitant ainsi la transformation locale du riz.
Intégration de Technologies Climato-Intelligentes
Les interventions prévues comprennent également l’amélioration de la gestion de l’eau, le nivellement des sols, et la construction d’installations de stockage résilientes au climat. En plus de cela, le projet mettra en avant des variétés de riz résistantes aux conditions climatiques extrêmes, grâce à des partenariats avec des institutions de recherche internationales.
Les Impacts Sociaux et Économiques
Réduction des Pertes Post-Récolte
L’amélioration des infrastructures et des techniques de culture permettra de réduire les pertes post-récolte, qui passent de 26 % à 12 %. Cette diminution aura un impact direct sur la disponibilité de riz et contribuera à la stabilisation des prix sur le marché.
Un Modèle de Développement Durable
Le projet RIVACREP sert non seulement à améliorer la chaine de valeur du riz, mais il est aussi un modèle potentiel pour le développement d’autres chaînes de valeur agricoles. En réduisant la dépendance à l’égard des importations, le Mozambique pourrait poser les bases d’une économie plus autonome et robuste.
Nutrition et Sécurité Alimentaire
Lutte Contre la Malnutrition
L’intégration d’une composante nutritionnelle forte dans le projet, ciblant 6 000 bénéficiaires, met l’accent sur la promotion de variétés de riz biofortifiées riches en fer et en zinc. Ceci est particulièrement important dans une région où la malnutrition, et notamment les retards de croissance infantile, constituent un problème majeur.
Un Mécanisme de Réponse d’Urgence
Le projet inclut également un mécanisme de réponse d’urgence pour faire face aux chocs climatiques et aux défis sécuritaires, en particulier dans les provinces du nord du pays. Le ministère mozambicain de l’Agriculture dirigera la mise en œuvre, avec des garanties environnementales et sociales.
Objectifs Alignés avec l’Agenda 2063
Le RIVACREP soutient de multiples objectifs de développement en ligne avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les Objectifs de développement durable des Nations unies. Il s’agit d’un projet ambitieux dont la mise en œuvre s’étendra de 2025 à 2030, avec une revue à mi-parcours prévue pour 2028.
FAQ : Questions Fréquemment Posées
1. Quel est l’objectif principal du projet RIVACREP au Mozambique ?
L’objectif principal est d’augmenter l’autosuffisance en riz du Mozambique de 50 % à 75 % d’ici 2030, en améliorant la chaîne de valeur et en soutenant 30 000 petits exploitants agricoles.
2. Comment le projet améliorera-t-il les rendements de riz ?
Le projet prévoit d’augmenter les rendements de production de (1 à 4 tonnes par hectare), en réhabilitant les infrastructures d’irrigation et en introduisant des technologies climato-intelligentes.
3. Quel est l’impact attendu sur la sécurité alimentaire ?
Le projet devrait réduire les pertes post-récolte de 26 % à 12 %, contribuant ainsi à la stabilisation de l’approvisionnement et des prix du riz au Mozambique.
4. Quels groupes bénéficient principalement du projet ?
70 % des bénéficiaires ciblés par le projet sont des femmes, et 30 % des jeunes, soulignant l’engagement envers les populations vulnérables.
5. Quelle est la durée du projet ?
Le RIVACREP s’étendra de décembre 2025 à décembre 2030, avec une évaluation à mi-parcours en 2028 pour ajuster les stratégies si nécessaire.
6. Comment le projet répond-il aux problématiques climatiques ?
Il intègre des technologies climato-intelligentes et un mécanisme de réponse d’urgence pour mieux gérer les chocs climatiques.
Conclusion
Le projet RIVACREP représente une avancée décisive pour le Mozambique dans sa lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté. En investissant dans des infrastructures, en formant les petits exploitants et en intégrant des solutions durables, cette initiative pourrait renouveler le paysage agricole du pays. À l’avenir, comment pensez-vous que de telles initiatives pourraient transformer d’autres régions d’Afrique confrontées à des défis similaires ?
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