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à Abéché, l’Association AVFLF condamne les cas des violences faites aux femmes et mineurs
Violence faites aux femmes à Abéché : un cri d’urgence
Introduction
Il est possible que nous ayons tous entendu ces histoires tragiques : une femme agressée dans sa propre maison, une jeune fille victime de violences inqualifiables. Mais derrière chaque fait divers, il y a des vies brisées et des familles dévastées. La situation des violences faites aux femmes et aux mineurs à Abéché, une ville de l’est du Tchad, est un véritable fléau qui requiert notre attention immédiate. Selon des données récentes, les cas de violence à caractère sexuel ont augmenté de 25 % au cours des deux dernières années, un chiffre alarmant qui met en lumière l’urgence des actions à entreprendre. Dans ce contexte préoccupant, Salima Saleh Mahmoud a choisi de ne pas rester silencieuse. Elle a organisé un point de presse le 25 février 2025 pour présenter l’association La Voix de la Femme pour la Médiation, la Réconciliation et le Leadership Féminin (AVFLF) et exprimer sa profonde indignation face à cette montée des violences.
Un point de presse, un cri de désespoir
Le point de presse s’est tenu dans les locaux de la plate-forme Posoc, un lieu qui abrite diverses initiatives visant à promouvoir les droits humains et l’égalité des genres. Dans un contexte où la violence envers les femmes est souvent un sujet tabou, cet événement a été une occasion cruciale de dénoncer les abus, les viols et les violences systématiquement subis par des femmes et des jeunes filles. Salima Saleh Mahmoud, entourée de membres de l’association AVFLF, a pris la parole avec force et conviction, soulignant que l’impunité qui entoure souvent ces crimes est une honte collective qui doit cesser.
Le cadre légal et l’impunité
Dans de nombreux pays, des lois existent pour protéger les femmes et les mineurs, mais l’application de ces lois laisse souvent à désirer. Au Tchad, par exemple, bien que le Code pénal criminalise les violences domestiques, les cas de poursuites judiciaires restent rares. Cette impunité diminue la confiance des victimes dans les systèmes judiciaires et la police, et dissuade souvent les survivants de signaler les abus. C’est dans cette réalité que l’AVFLF a émis un appel urgent aux autorités du pays. L’association exhorte les décideurs à adopter des mesures immédiates pour garantir que les responsables de ces actes odieux soient tenus pour responsables.
La nécessité d’une compréhension holistique
Il est essentiel de comprendre que la violence envers les femmes et les mineurs ne peut être combattue uniquement par l’action des autorités. Elle nécessite également une sensibilisation au niveau communautaire. Les forces de l’ordre, bien qu’elles aient un rôle fondamental à jouer, ne peuvent pas à elles seules résoudre un problème si profondément enraciné dans la culture. C’est là que les parents, les leaders communautaires et religieux peuvent avoir un impact significatif. L’éducation et la sensibilisation de la communauté sont tout aussi cruciales. Des campagnes de sensibilisation devraient être mises en place pour éduquer la population sur les droits des femmes et des enfants, sur les moyens de prévenir ces violences et sur l’importance de signaler tout acte d’agression.
Un appel à l’unité et à l’action
Lors de ce point de presse, l’AVFLF n’a pas seulement dénoncé les atrocités observées, mais a également lancé un appel à l’unité pour garantir la sécurité des femmes et des enfants. Salima Saleh Mahmoud a souligné l’importance de l’engagement collectif : « Pour combattre l’indifférence et l’impunité, nous devons être unis dans notre lutte. Chaque voix compte, chaque action a son importance. » Ce message résonne avec les principes fondamentaux des droits humains : la protection des plus vulnérables est une responsabilité partagée.
Des exemples inspirants
Dans d’autres régions du monde, des initiatives similaires ont vu le jour et ont généré des changements significatifs. Par exemple, en Afrique du Sud, le mouvement #TheTotalShutdown a mobilisé des milliers de femmes contre les violences de genre, incitant les autorités à agir et à réformer des lois qui ne protègent pas efficacement les victimes. En Éthiopie, des campagnes de sensibilisation ont conduit à une augmentation des signalements de cas de violence domestique. Ces exemples montrent que le changement est possible lorsque la société civile s’unit pour revendiquer ses droits.
Critique constructive et pistes d’action
Il est important de critiquer non seulement les institutions, mais aussi la société dans son ensemble. La stigmatisation des victimes persiste, et souvent, ces dernières se retrouvent isolées et sans soutien. Ainsi, mettre en place des centres d’accueil pour les victimes de violences, où elles peuvent obtenir une aide psychologique et juridique, pourrait aider à briser le cycle de la violence.
De plus, des formations pour les forces de l’ordre et les acteurs de la justice doivent être mises en place pour garantir qu’ils comprennent bien les dynamiques de la violence de genre. L’implication de clés influencers dans les campagnes de sensibilisation permettrait également de toucher un public plus large.
Conclusion
L’appel lancé par l’AVFLF lors du point de presse est une invitation à la réflexion et à l’action. Chaque mot prononcé par Salima Saleh Mahmoud résonne comme un avertissement ; il est temps d’ouvrir les yeux sur la réalité des violences faites aux femmes et aux mineurs à Abéché et au-delà. Les données sont alarmantes, mais l’espoir est présent tant que des voix continuent de s’élever pour dénoncer ces injustices. Il est impératif que chacun d’entre nous prenne ses responsabilités, que nous agissions ensemble pour bâtir une société plus équitable, où l’impunité n’a plus sa place. Le changement est possible, et il commence par l’unité et l’engagement collectif. À tous ceux qui lisent ces lignes, je vous invite à participer à cette lutte essentielle pour la dignité et les droits des femmes et des enfants. Refusons l’indifférence, et ensemble, œuvrons pour un avenir valorisant la sécurité et le respect des droits humains pour tous.