À Ati, un nouveau cadre pour l’éducation des « mahadjirines » en préparation

Les Autorités du Batha S’attaquent à l’Augmentation des Enfants Talibés à Ati

À Ati, dans la province du Batha, les autorités locales se mobilisent pour répondre à la hausse préoccupante du nombre d’enfants talibés, appelés « mahadjirines », errant dans les rues.

Le vendredi 27 mars 2026, Hissein Palet Baimokreo, préfet du département du Batha Ouest, a réuni plusieurs parties prenantes locales dans la cour de la commune d’Ati. Étaient présents le maire, des chefs de quartier, des responsables du comité islamique du Batha et des représentants de la société civile, tous conviés pour trouver une solution face à ce phénomène grandissant.

Durant cette rencontre, le préfet a souligné une inquiétude majeure : de nombreux enfants qui devraient être scolarisés dans les écoles coraniques se retrouvent à passer leurs journées et leurs nuits dans les rues et les marchés de la ville. Cette situation alarme les habitants, représentant une menace à la sécurité publique. Selon les autorités, certains individus usurpent l’identité de mahadjirines pour se livrer à des activités criminelles, telles que le vol ou des troubles à l’ordre public, exacerbant ainsi les tensions entre communautés.

Pour remédier à cette situation, un mois a été accordé au comité islamique du Batha. Durant ce laps de temps, l’organisation devra recenser chaque école coranique reconnue dans la ville et établir une liste détaillée de chaque élève mahadjiri, en lien avec son école d’origine. Cette initiative vise à renforcer le suivi éducatif, responsabiliser les établissements et faciliter l’identification des responsables en cas d’incidents.

Les participants à la réunion ont appuyé la démarche, considérant indispensable l’encadrement rigoureux des élèves pour garantir la sécurité et la paix sociale. Abdouldjabar Abbas, chargé des écoles coraniques au sein du comité islamique, a précisé que la ville d’Ati compte actuellement 98 établissements officiellement reconnus. Ce chiffre servira de base pour structurer le suivi et la gestion des élèves.

En conclusion, les autorités ont fixé un délai d’un mois aux responsables des écoles coraniques pour instaurer des règlements plus stricts. Cette mesure vise à éviter que les élèves ne passent leur temps dans des lieux publics, tels que les rues et marchés, renforçant ainsi la sécurité à Ati.