À N’Djamena, deux prévenus en garde à vue depuis 2014 réfutent des accusations de vol de téléphone devant le tribunal
Deux jeunes devant la justice à N’Djamena pour un vol de téléphone contesté
Ce mardi 10 février 2026, au Tribunal de Grande Instance de N’Djamena, deux jeunes individus se sont présentés pour répondre à des accusations de vol d’un téléphone portable. Les prévenus, qui contestent fermement ces allégations, ont fait entendre leur voix devant le juge.
Les faits remonteraient à 2024, lorsque les deux jeunes ont été arrêtés en lien avec le vol présumé. Lors de l’audience, les accusés ont affirmé ne pas être impliqués dans l’incident, plaidant non coupables. Cependant, le tribunal a décidé de reporter le procès, invoquant l’absence de la partie civile, considérée comme essentielle pour établir les réels contours de l’affaire. L’audition de la victime devrait permettre d’appuyer les éléments de preuve.
Cette décision a profondément affecté les deux jeunes. En détention préventive depuis plus de deux ans, ils ont exprimé leur désespoir face à la situation. Ils soulignent que leur incarcération pour une infraction qu’ils affirment ne pas avoir commise semble injuste et insupportable, surtout avant même qu’un jugement soit rendu sur le fond du dossier. Leur détention prolongée interroge sur les conséquences d’une justice dont les délais sont souvent jugés trop longs.
Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large où les droits des prévenus et les conditions de détention préventive font régulièrement l’objet de débats au Tchad. La situation souligne également les enjeux liés à la charge des tribunaux et des institutions judiciaires, qui peinent parfois à juger dans des délais raisonnables. Dans un pays où la presse et les ONG rapportent régulièrement sur les abus des droits humains, des cas tels que celui-ci soulignent l’exigence d’une justice rapide et équitable au Tchad.
Alors que le dossier a été renvoyé à une prochaine audience, les deux jeunes demeurent dans l’incertitude, attendant avec impatience une résolution à leur affaire.