À Pala, l’absence de morgue complique le deuil des familles

Pala : Un besoin pressant de morgue expose la population à des difficultés

La ville de Pala, chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Ouest, fait face à un défi crucial : l’absence de morgue, une situation qui complique considérablement les démarches funéraires locales.

Les résidents de Pala sont contraints de transporter les corps de leurs proches à Moundou, à plus de 200 kilomètres de là, faute d’une infrastructure adaptée pour la conservation des dépouilles. Ce déplacement engendre des coûts financiers importants et pèse lourdement sur le plan émotionnel. Un habitant déclare : « C’est très difficile pour nous. Faire ce long voyage pour une inhumation nécessaire alourdit le deuil. »

Cette carence en infrastructures funéraires a de graves conséquences. Sans réfrigération adéquate, les corps risquent de se décomposer rapidement, ce qui accroît les risques sanitaires et environnementaux. Pour éviter cela, certaines familles se voient contraintes d’organiser les funérailles le jour même du décès, une réalité souvent traumatisante.

Un juriste local évoque une atteinte au droit à la dignité et à la santé, soulignant les répercussions psychologiques dévastatrices pour les familles. La population se retrouve démunie face à ces lourdeurs administratives et émotionnelles dans des moments censés être réservés au recueillement.

Hissein Hamit Lony, directeur général de l’hôpital provincial de Pala, note que cette situation ne pèse pas seulement sur les familles, mais aussi sur l’hôpital. Le manque d’équipement approprié représente un défi majeur pour l’établissement. Cependant, il assure que des pourparlers sont en cours avec le Conseil provincial pour construire une morgue conforme aux normes.

L’absence de morgue à Pala met en lumière un problème essentiel, exacerbant les souffrances dans une période déjà éprouvante. La mobilisation en vue de résoudre cette lacune devrait offrir un répit important à la communauté locale.