À Torrock, deux ans après l’effondrement : les ponts de Maka et Balani restent désertés et menacent la circulation.
Ponts de Maka et de Balani : La détérioration persiste à Torrock
La situation des ponts de Maka et de Balani, dans la sous-préfecture de Torrock, demeure préoccupante, avec des infrastructures toujours impraticables deux ans après leur effondrement en 2024, causé par des pluies intenses.
État des lieux
L’effondrement de ces ponts, survenu il y a deux ans, a plongé les collectivités environnantes dans une situation complexe. Ce tronçon vital, qui relie plusieurs localités, est devenu un véritable obstacle pour les usagers. Actuellement, véhicules, motos, et piétons font face à des conditions périlleuses pour traverser, alternant entre des chemins dangereux et des détours contraignants. Ce calvaire, exacerbé par le manque de solutions durables, impacte lourdement les échanges commerciaux et la mobilité entre les provinces du Mayo-Kebbi Est et du Mayo-Kebbi Ouest.
Des missions d’évaluation menées par des équipes étatiques et diverses organisations n’ont jusqu’à présent pas permis de dégager des avancées significatives. En dépit des promesses de travaux qui ont été lancés mais demeurent inachevés, aucun progrès concret n’est constaté sur le terrain. Les habitants, confrontés à cette impasse, expriment un sentiment d’abandon et appellent les autorités ainsi que les élites locales à un engagement urgent.
Réactions et implications
Le sous-préfet de Torrock, Patalet Roy Zouatchou, a lui-même reconnu l’ampleur de la crise occasionnée par la défaillance des ces infrastructures. Dans ses interventions, il a plaidé pour un redémarrage rapide et effectif des travaux, insistant sur le rôle essentiel de ces ponts pour le désenclavement de la région. Leur réhabilitation est cruciale pour maintenir les activités socio-économiques de l’ensemble de la zone.
Cette situation alarmante n’est pas isolée. Entre 2024 et 2025, plusieurs accidents tragiques liés à l’état dégradé des ponts ont été signalés, s’ajoutant aux craintes des populations face à l’arrivée des premières pluies. Sans mesures urgentes, le risque d’aggravation de cette situation menace non seulement la sécurité des usagers, mais aussi la vitalité économique des provinces touchées.
Conclusion
Le cas des ponts de Maka et de Balani met en lumière la nécessité d’une réponse rapide et efficace des pouvoirs publics. Alors que les populations locales subissent de plein fouet les conséquences de l’inaction, il est crucial que les autorités prennent conscience de l’urgence de la situation pour éviter une nouvelle détérioration, tant sur le plan des infrastructures que de la vie quotidienne des habitants.