Abéché : une nouvelle étape pour l’intégration des élèves dans l’état civilélève pour garantir des droits citoyens essentiels.
Le secrétaire général de la province du Ouaddaï, Abakar Hissein Didigui, a officiellement lancé ce mardi la seconde phase d’un projet vital pour l’enregistrement des élèves au sein de l’état civil, en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
La cérémonie s’est déroulée à l’école de Gendarmerie d’Abéché, en présence de plusieurs personnalités dont le délégué provincial de l’Éducation nationale et le représentant du maire d’Abéché. Cette phase du projet s’inscrit dans un cadre de coopération entre l’OIF et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS). Son objectif principal est de renforcer les services d’état civil et d’améliorer l’enregistrement des naissances, en particulier pour les enfants scolarisés n’ayant pas encore d’acte de naissance dans les provinces du Ouaddaï, de l’Ennedi Est et de la Tandjilé.
Brahim Mahamat Kaya, chef central de l’ANATS à Abéché, a détaillé les innovations technologiques qui seront mises en œuvre dans le cadre de ce projet. Parmi ces outils figurent une application d’enrôlement biométrique, un sous-système d’état civil, et l’application « VISIT ». Ces développements permettront d’établir un Registre national biométrique des populations, servant de référence pour la délivrance de divers documents d’identité tels que les actes de naissance, de mariage ou de décès, ainsi que les cartes d’identité, permis de conduire, et passeports.
Le défi de l’enregistrement des naissances au Tchad reste immense, avec un taux actuel de seulement 26 %. Cet enjeu est particulièrement marqué par les disparités existantes entre les zones urbaines et rurales, ce qui soulève des préoccupations quant à la reconnaissance des droits de la population.
Dans son discours, Stéphanie Dongmo, représentante de l’OIF, a salué cette initiative, affirmant qu’elle illustre un partenariat efficace avec l’ANATS. Elle a souligné l’importance de la question de l’identité en tant que fondement de la citoyenneté et de la dignité humaine.
En procédant au lancement officiel, Abakar Hissein Didigui a mis en exergue l’importance de cette opération dans le cadre de la réforme actuelle du système national d’état civil, qui met l’accent sur la digitalisation et la modernisation des procédures. La cérémonie s’est conclue par la remise symbolique d’actes de naissance sécurisés à quelques élèves, en présence d’autorités locales et de partenaires du projet.
Cette initiative constitue une avancée significative vers une reconnaissance civile plus inclusive, afin de garantir aux enfants scolarisés un accès à leurs droits fondamentaux.