Accusé d’enlèvement et de viol, un clandoman face à la justice pour une jeune victime

Un conducteur de moto-taxi arrêté pour enlèvement et viol d’une mineure

Un conducteur de moto-taxi, connu sous le nom de « clandoman », a été arrêté après avoir été accusé d’enlèvement et de viol sur une jeune fille âgée de 15 ans à N’Djamena.

La rencontre nocturne

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi au dimanche, aux alentours de 2 heures du matin, sur la Place de la Nation. Le conducteur de moto-taxi, désireux de faire une rencontre, a croisé le chemin de la jeune fille, récemment arrivée d’Abéché et encore novice dans la capitale. Ce qui devait être une aventure romantique a rapidement pris une tournure tragique.

Quelques jours après cette première rencontre, la situation a dégénéré. Selon les accusations formulées par le parquet, le jeune homme aurait enlevé la mineure et se serait rendu coupable d’agressions sexuelles. Conduit au tribunal, le conducteur a maintenu que la relation qu’il entretenait avec la jeune fille était consensuelle et qu’il n’avait pas connaissance de son âge.

Recours à la justice

À l’audience, l’oncle de la victime a pris la parole pour décrire les événements. Il a affirmé que sa nièce, encore impressionnée par son arrivée en ville, a été manipulée et mise en situation de vulnérabilité. Ému, il a requis justice pour sa famille, insistant sur le préjudice subi par la jeune fille. Cependant, la défense a noté qu’aucun certificat médical n’avait été présenté pour attester de violences sexuelles, élément clef dans ce type de procédure.

Seule une feuille de santé faisait mention de l’état médical de la jeune fille, indiquant qu’elle était séropositive. Cela a soulevé des questions quant à la pertinence de cette information dans le cadre de l’affaire, d’où l’importance ajoutée par la cour de la nécessité de preuves tangibles. Faute de preuves immédiates, l’audience a été suspendue, laissant le tribunal dans l’impossibilité de se prononcer dans l’immédiat. Une nouvelle session sera convoquée pour permettre à l’accusation de consolider son dossier.

Un écho plus large

Cette affaire révèle non seulement les enjeux liés à la sécurité des mineurs dans les grandes villes, mais aussi la complexité des relations interpersonnelles dans un contexte culturel souvent difficile. Les clandomans sont souvent perçus comme symboles d’une jeunesse cherchant à naviguer entre l’évolution de leurs mœurs et les traditions en place. De plus, les discussions autour du droit des femmes et des enfants continue d’être un sujet brûlant dans la société tchadienne.

En attendant la suite des événements, ce cas soulève des préoccupations majeures concernant la protection des jeunes filles face aux menaces potentielles présentes dans les environnements urbains. La présomption d’innocence de l’accusé unitairement de la réclamation de la victime promet d’être un enjeu délicat à confronter dans les jours à venir.