Acteurs d’Afrique centrale à N’Djaména : vers une meilleure alerte précoce

Le 10 février 2026, N’Djaména a accueilli le lancement d’un atelier régional organisé par l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) sous la direction du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale. Cet événement vise à renforcer les mécanismes de coordination et de communication en matière d’alerte précoce pour améliorer la protection des populations face aux risques climatiques.

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large d’amélioration de la gestion des risques naturels en Afrique centrale. L’atelier réunit des experts de plusieurs pays pour optimiser la coordination des alertes précoces et des institutions spécialisées. L’objectif est de renforcer les collaborations entre les centres régionaux et nationaux, et d’améliorer l’efficacité des services météorologiques et d’alerte.

Les participants se prêtent à des discussions enrichies par des études de cas sur l’observation des données, la prévision et la réponse aux catastrophes, ainsi que sur les pratiques de communication en vigueur dans d’autres régions africaines et institutions telles que l’Union africaine, la CEDEAO, et l’IGAD. L’atelier ambitionne de clarifier les rôles et responsabilités des acteurs impliqués et de standardiser les procédures opérationnelles pour faciliter la collaboration entre la salle de situation de la CEEAC et les pays.

Lors de l’ouverture, Biampambe Patallet, directeur général de l’ANAM du Tchad, a exprimé sa satisfaction de voir le Tchad choisi pour cette rencontre, un signe de reconnaissance des capacités nationales en météorologie et gestion des risques climatiques. Dihoulne Laurent, secrétaire général du ministère de la Météorologie, a souligné l’importance de l’événement, soulignant la vulnérabilité croissante de la région aux impacts climatiques. Il a appelé à renforcer la qualité des données, la coordination, et l’appropriation locale des alertes.

Durant les trois jours de cette rencontre, experts et responsables espèrent aboutir à des résultats tangibles pour renforcer la résilience de l’ensemble de la sous-région face aux défis climatiques croissants.