Agression du proviseur à Amdjarass : les cours interrompus jusqu’à nouvel ordre
Des agressions répétées suscitent l’indignation des enseignants à Amdjarass
Les enseignants du lycée d’Amdjarass, dans la province de l’Ennedi Est, au nord-est du Tchad, dénoncent vivement les agressions à leur encontre, soulignant un récent incident de violence physique contre le proviseur de l’établissement.
Ces actes, considérés comme intolérables, menacent l’intégrité physique et morale des enseignants. Selon un communiqué, ils perturbent gravement le bon fonctionnement des activités éducatives, mettant en danger la qualité de l’instruction dispensée aux élèves.
Les enseignants rappellent que leur rôle est fondamental dans le système éducatif, méritant respect et protection. Ils insistent sur le fait qu’aucune violence, qu’elle soit verbale ou physique, n’est acceptable dans un contexte d’apprentissage.
Face à cette situation alarmante, les enseignants exhortent les autorités à agir. Ils demandent la mise en place de mesures urgentes et concrètes, incluant des enquêtes rigoureuses pour identifier et punir les auteurs de ces agressions, ainsi que l’instauration de dispositifs préventifs.
Par ailleurs, le personnel éducatif appelle à la responsabilité des parents d’élèves, des étudiants et de l’ensemble de la communauté scolaire, afin de favoriser un climat de paix et de respect au sein des établissements.
En réponse à ces événements, les enseignants du lycée d’Amdjarass ont décidé de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre. Ils attendent des solutions rapides et efficaces pour garantir leur sécurité et préserver leur dignité, n’excluant pas d’avoir recours à des actions légales ou syndicales si nécessaire.
Ce climat de violence fait écho à un épisode récent où des affrontements ont éclaté en janvier à l’École nationale supérieure des technologies de l’information et de la communication (ENASTIC) locale, opposant des étudiants chrétiens et musulmans et occasionnant plusieurs blessés.
Dans l’immédiat, la communauté éducative d’Amdjarass reste en attente d’initiatives concrètes pour mettre un terme à ces actes de violence qui compromettent la mission éducative de l’école.