Améliorer la santé reproductive : des prestataires formés à N’Djaména pour des données plus fiables

Un Atelier à N’Djaména pour Renforcer les Pratiques de Collecte de Données en Santé Reproductive

Le ministère de la Santé publique et de la Prévention a inauguré, ce mercredi 12 février 2026, une formation à N’Djaména axée sur l’amélioration des méthodes de collecte de données en santé sexuelle et reproductive. Cet effort s’inscrit dans le cadre du programme WISH2 WACA, avec le soutien d’Ipas Afrique Francophone.

L’initiative a été motivée par des supervisions réalisées en décembre 2025 dans plusieurs centres de santé. Celles-ci ont mis en lumière des progrès, mais aussi des dysfonctionnements : incohérences dans les registres, manque d’outils essentiels pour la planification familiale, les soins après avortement et les violences basées sur le genre, ainsi que des difficultés dans la transmission des données.

Réunissant pendant deux jours des responsables de santé, des prestataires de soins, et des spécialistes en évaluation, cet atelier vise à renforcer les compétences des participants. L’objectif est d’assurer une collecte de données harmonisée pour la planification familiale, le suivi des soins post-avortement et la gestion des violences basées sur le genre.

Lors de cet événement, Sonia Adama, chargée régionale du suivi-évaluation pour Ipas, a souligné l’importance d’un système de santé fiable qui repose sur des données précises et disponibles en temps voulu. Elle a insisté sur la nécessité d’une compréhension commune des indicateurs et de promouvoir une culture de responsabilité dans la gestion des informations.

Ahmat Moussa, représentant la Directrice de la Santé de la Reproduction, a exprimé sa reconnaissance envers le ministère et ses partenaires pour leur engagement envers la santé des femmes, des adolescents et des communautés. Il a rappelé que chaque donnée représente une personne et que la qualité médiocre des données affecte non seulement les statistiques, mais aussi la visibilité des efforts déployés et la mobilisation des ressources disponibles.

Cette initiative marque une étape cruciale vers l’amélioration de la qualité des données en santé reproductive, essentielle pour des décisions éclairées et un meilleur accès aux soins pour tous.