Analyse du marché secondaire à Am-Timan : un pas vers une meilleure régulation

Visite du Délégué général au Souk Kousseri : Évaluation de la situation du marché d’Am-Timan

Le marché secondaire, connu sous le nom de « Souk Kousseri », a été le cadre d’une récente visite du Délégué général, accompagné de ses principaux collaborateurs, attirant l’attention des autorités locales sur les défis persistants auxquels ce lieu stratégique fait face.

Déroulement des faits

L’événement s’est tenu en présence du préfet du département de Bahr-Azoum, Mahamat Ahmat Saleh, et du maire de la ville, Mahamat Ali Ibrahim. Leur participation conjointe souligne l’importance accordée par les autorités à la gestion et à l’organisation des espaces marchands d’Am-Timan. Il s’agit d’une initiative visant à comprendre et résoudre les préoccupations qui émergent fréquemment entre les commerçants et les instances municipales.

Malgré une récente restructuration visant à remédier au manque d’espace et à réduire la saturation croissante des lieux, le marché demeure le théâtre de tensions récurrentes. Les conflits sont principalement liés à l’occupation des différentes zones ainsi qu’à la distribution des stands. C’est dans ce contexte que le Délégué général, désireux de s’imprégner de la réalité locale, a entrepris ce déplacement.

Au terme de sa visite, le général Ismat Issakha Acheikh a souligné l’objectif de son déplacement, qui consistait à dresser un état des lieux du marché afin de prendre des mesures appropriées dans un avenir proche. Il a également insisté sur le fait que des directives strictes émanant des plus hautes autorités avaient été émises pour accélérer l’ouverture du marché moderne, dont la construction, engagée depuis plusieurs années, demeure inachevée. Selon ses déclarations, il devient urgent de surmonter les lenteurs administratives afin d’offrir aux commerçants un environnement de travail plus organisé et sécurisé.

Contexte ou impact

Cette visite revêt une importance particulière dans le cadre d’une volonté manifeste des autorités locales de réajuster la gestion des espaces commerciaux d’Am-Timan. En effet, cette démarche pourrait amorcer un changement significatif dans l’organisation de ces infrastructures, tant dans leur aspect physique que dans leur fonctionnement. La modernisation des marchés est perçue comme un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie des populations et stimuler l’économie locale.

Les commerçants, dont les voix sont souvent marginalisées dans ce type de concertation, expriment des attentes élevées face à ce nouvel engagement des autorités. Les représentants du secteur soulignent qu’une réelle prise en compte de leurs préoccupations est essentielle pour créer un environnement commercial propice. Dans un territoire où de tels espaces représentent souvent des sources de revenus vitales, la gestion des marchés se trouve au cœur des enjeux économiques et sociaux.

De surcroît, ce type d’initiative s’inscrit dans un cadre plus large, en écho à d’autres récentes démarches entreprises par les autorités pour améliorer l’infrastructure urbaine de la ville. Les précédents projets de développement n’avaient pas toujours donné les résultats escomptés, suscitant des frustrations au sein de la communauté. La détermination affichée par les instances dirigeantes de prêter attention aux besoins d’Am-Timan pourrait contribuer à restaurer la confiance perdue entre les commerçants et les autorités.

Clôture naturelle

Ainsi, cette descente du Délégué général au Souk Kousseri pourrait être le point de départ d’un processus visant à réformer en profondeur la gestion des espaces commerciaux de la région. Les prochaines étapes s’annoncent déterminantes pour l’avenir du marché et l’amélioration des conditions de vie des acteurs économiques locaux, donnant un élan nouveau aux échanges commerciaux dans une ville en pleine mutation.