Ani-International : Bilan 2023 de ses Projets Eau & Assainissement – Les Insights Essentiels à Découvrir !

Évaluation de l’impact des projets d’Ani-International pour l’eau et l’assainissement : Un enjeu crucial pour Monatélé

L’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates est un droit fondamental qui touche directement la santé publique et le développement socio-économique. Récemment, l’association française Ani-International a intensifié ses efforts au Cameroun avec des projets ambitieux visant à améliorer ces conditions dans la région de Monatélé. Cette initiative, réalisée avec le soutien financier de plusieurs entités françaises, est d’une importance cruciale face aux enjeux croissants d’assainissement et de gestion de l’eau.

En effet, les statistiques de l’UNICEF de 2023 révèlent que près de 35 % de la population camerounaise n’a toujours pas accès à des services d’eau potable fiables, ce qui augmente le risque de maladies hydriques. À la lumière de cette réalité, les efforts d’Ani-International semblent non seulement nécessaires, mais urgents.

Un projet à fort impact : forages et latrines écologiques

Une initiative portante pour le développement local

L’association Ani-International, régie par la loi française de 1901, a récemment mené un suivi de son projet de construction de sept forages à Monatélé, en plus de l’installation d’un forage au lycée général et de cinq latrines écologiques dans les écoles primaires. Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de soutien à la décentralisation et vise à répondre à une demande pressante des populations locales pour un meilleur accès à l’eau potable.

Romuald Dzomo Nkongo, le délégué général de l’organisation, a fait le déplacement depuis la France pour observer les progrès réalisés sur le terrain. Accompagné de Mme Amatala Laure Nicole et de Valentin Marsetti, il a été chaleureusement accueilli par une population enthousiaste, désireuse de voir ces promesses se concrétiser.

Les sites d’implantation : des choix stratégiques

Les forages sont implantés dans des localités identifiées par les autorités municipales comme prioritaires. Parmi les sites choisis, Ekougda, Obeng École, et Nkol Bibam sont des zones qui souffrent particulièrement du manque d’eau. La sélection de ces sites témoigne d’une volonté de prendre en compte les besoins spécifiques des zones rurales souvent négligées.

Les travaux, confiés à l’entreprise Bonyek, spécialisée dans l’hydraulique villageoise, inscrivent l’association dans une logique de durabilité. Les études géophysiques préalables, suivies de forages, ont permis de garantir la viabilité des installations. Une pompe de marque India III a été installée, offrant une solution pérenne pour des communautés entières.

L’encadrement et la surveillance des projets : un gage de transparence

Un partenariat essentiel avec le Syndicat des communes de la Lekié

Le syndicat des communes de la Lekié, également connu sous le nom de Syncolek, joue un rôle majeur dans la validation et la vérification des étapes des travaux. Ce système d’encadrement assure non seulement la qualité des interventions, mais aussi une participation démocratique des populations locales, qui se sont montrées actives et engagées dans l’ensemble du processus.

Malgré quelques malfaçons notées, la mobilisation des communautés pour exprimer leur gratitude envers Ani-International et le maire de Monatélé, Prosper Mbassi, est révélatrice de la confiance placée dans cette initiative. Les populations sont de plus en plus conscientes des enjeux de la gestion de l’eau, influencées par le diagnostic territorial réalisé au préalable.

L’engagement communautaire comme levier d’action

L’association a également mis l’accent sur la pérennisation des infrastructures mises en place. Romuald Dzomo a souligné l’importance de créer des comités d’usagers de l’eau, en collaboration avec Syncolek, afin d’assurer la gestion et l’entretien des points d’eau. Cette démarche vise à autonomiser les habitants et à garantir la durabilité des projets.

Au lycée général de Sa’a, le proviseur, Augustin Nomo, a exprimé sa satisfaction face à cette initiative. "Nos 3000 élèves pourront enfin tourner le dos aux maladies hydriques", a-t-il déclaré en présence du sous-préfet, Djibrilla Yaya Hamadou. Cette déclaration souligne l’impact direct des forages sur la santé des élèves et le cadre éducatif.

Vers une transformation sociale et économique

Au-delà de l’eau : une vision pour le développement rural

Avant de se concentrer sur Monatélé, Ani-International avait déjà réalisé des projets significatifs à Yaoundé 1er, où cinq forages et deux mini-adductions d’eau avaient été construits. De plus, l’organisation a investi dans une unité de transformation agro-écologique à Ndong Elang, offrant une formation aux femmes rurales pour améliorer leurs revenus en transformant le manioc en produits commercialisables.

Ces initiatives démontrent l’engagement d’Ani-International à promouvoir non seulement l’accès à l’eau, mais aussi le renforcement des capacités économiques des populations. En intégrant des projets d’assainissement avec des programmes de formation, l’association vise à transformer les structures sociales et économiques dans leur ensemble.

Sensibilisation et concertation

La sensibilisation des populations sur la gestion durable des ressources en eau est une priorité affichée par Romuald Dzomo. Les efforts pour monter des comités d’usagers s’inscrivent dans une dynamique plus vaste qui inclut la participation active des étudiants et des associations de parents d’élèves. Le Comité d’Éducation à l’Environnement (CEE), récemment mis en place, aura pour mission de veiller sur le bon fonctionnement des infrastructures.

Le soutien d’AJEDAELS, l’association des anciens élèves du lycée de Sa’a, illustre également la synergie entre les différentes couches sociales et leur implication dans la gestion des ressources locales. La mobilisation de ces anciens élèves soulève la question cruciale de la responsabilité collective face aux défis environnementaux.

Conclusion : Des perspectives prometteuses pour Monatélé

Les projets d’Ani-International à Monatélé marquent un tournant dans la manière dont l’assainissement et l’accès à l’eau sont abordés au Cameroun. En mobilisant les communautés autour de ces enjeux essentiels, l’association participe à créer des dynamiques de développement durable et inclusif.

Les perspectives à court terme incluent la mise en service des infrastructures et l’initiation des comités de gestion de l’eau. À long terme, l’espoir est d’imprimer un changement durable qui profitera à toute la population, tout en maintenant la pression sur les acteurs gouvernementaux pour qu’ils continuent d’investir dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Alors que l’association continue ses efforts, la communauté locale se tient prête à prendre en main la gestion de ces nouvelles ressources, soulignant ainsi l’importance d’un développement participatif et intégré pour les générations futures.