Appel à l’action : garantir l’application du décret contre les boissons frelatées
Interdiction des Boissons Alcoolisées Frelatées : Les Acteurs Renforcent Leur Engagement
N’Djamena, Tchad – Le Centre diocesain de recherche action en alcoologie (CEDIRAA) et l’association R3A ont tenu une conférence de presse ce mardi pour rappeler l’importance du décret interdisant les boissons alcoolisées frelatées.
Cette communication s’est déroulée au siège du CEDIRAA, basé dans le quartier Kabalaye à N’Djamena, suite aux rappels des autorités concernant le décret n°2835, promulgué en septembre 2022. Ce texte législatif interdit formellement l’importation, la production, la possession, la distribution, la vente et la consommation de boissons alcoolisées frelatées à travers le territoire tchadien. L’objectif de cette mesure est de protéger la population, en particulier les jeunes et leurs familles, des répercussions néfastes de ces produits nocifs.
Malgré l’interdiction claire, l’application de ce décret reste insuffisante. Le ministre du Commerce, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a récemment exprimé ses préoccupations face au retour sur le marché de ces boissons illégales. Lors d’une déclaration le 3 février 2026, il a souligné l’urgence de renforcer les mesures en place pour éradiquer ce phénomène qui persiste.
Lors de la conférence, la directrice du CEDIRAA, Sœur Roiné Aurélie, a exprimé son soutien aux efforts du gouvernement. Elle a salué les initiatives entreprises tout en rappelant l’implication continue du CEDIRAA et de R3A pour éradiquer l’alcoolisme et les autres formes d’addiction au Tchad.
« Nous encourageons le gouvernement dans sa lutte contre les boissons alcoolisées frelatées et lui rappelons les actions incessantes menées sur le terrain », a affirmé Sœur Roiné Aurélie. Elle a également réitéré la disponibilité des deux entités à collaborer étroitement avec les autorités et les communautés locales par le biais de la prévention, des soins et de la formation.
Le décret 2835, bien qu’essentiel, ne peut réussir sans une mise en œuvre rigoureuse et le soutien des structures et acteurs impliqués dans cette lutte. Sœur Roiné a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour s’assurer que cette réglementation produise des effets tangibles.
En guise de conclusion, elle a souligné que la responsabilité de combattre l’alcoolisme dépasse le cadre des lois. C’est un engagement communautaire qui nécessite l’implication de toutes les parties concernées pour protéger la société tchadienne de ces dangers.
Ndilnodji Stéphane