Appel à une justice équitable après le viol présumé d’une fillette à Farcha
Indignation au Tchad après le viol présumé d’une fillette de quatre ans
Le président du Mouvement des Patriotes Tchadiens pour la République (MPTR), Brice Mbaïmon Guedmbaye, a exprimé sa profonde indignation à la suite du viol présumé d’une fillette de quatre ans, incident survenu à Farcha, dans le premier arrondissement de N’Djaména, le 26 janvier 2026.
Selon M. Guedmbaye, l’auteur présumé serait un militaire de la force antiaérienne de l’Armée nationale tchadienne. Lors d’une conférence de presse tenue le 7 février 2026 au siège du parti, il a déclaré : « Cette affaire d’une extrême gravité choque la conscience nationale et interpelle l’État sur sa mission de protection des plus vulnérables. »
Le dirigeant du MPTR a critiqué la démarche de présenter l’accusé publiquement en présence de la presse, affirmant que cela ne peut remplacer les procédures judiciaires appropriées. « La justice doit se rendre dans le respect des lois, avec l’indépendance des magistrats et l’exécution effective des peines sans privilège, » a-t-il ajouté.
Tout en réaffirmant l’importance du principe de présomption d’innocence, M. Guedmbaye a souligné la nécessité d’une protection accrue des enfants et d’une quête rigoureuse de la vérité judiciaire. Des examens médicaux ont été réalisés, confirmant un viol, et les résultats ont été transmis à la police judiciaire pour une enquête « diligente, complète et impartiale ».
Le MPTR réclame une enquête exhaustive pour établir toutes les responsabilités, impliquant si besoin la chaîne de commandement militaire. Le président du parti a déclaré avec force : « L’uniforme ne doit jamais servir de bouclier à la barbarie. »
Par ailleurs, si les soupçons concernant la séropositivité de l’accusé étaient confirmés, cela aggraverait la situation sanitaire de la jeune victime. Le parti demande une prise en charge médicale complète et gratuite de l’enfant, ainsi qu’un soutien psychologique et social adapté.
M. Guedmbaye a également exhorté la Commission nationale des droits de l’Homme, la société civile et les médias à maintenir leur rôle de vigilance, soulignant que « réduire au silence les lanceurs d’alerte revient à être complice. »
Le militaire concerné aurait reconnu les faits devant les autorités judiciaires et est actuellement détenu en attente de son procès.
Cet incident tragique rappelle la nécessité urgente d’une protection renforcée des enfants au Tchad et d’un système judiciaire qui honore la justice sans concession.