Appel de Marine Le Pen : cinq ans d’inéligibilité requis, un tournant politique majeur
Marine Le Pen risque l’inéligibilité après les réquisitions du parquet général
Le parquet général a requis, ce mardi 3 février 2026, une peine de cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen dans le cadre du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens, impliquant le Rassemblement national.
Les réquisitions portent également sur une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100 000 euros. Contrairement au jugement de première instance du 31 mars 2025, qui avait imposé une inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate, le ministère public n’a pas cette fois-ci demandé d’application provisoire de la peine d’inéligibilité, tant pour Marine Le Pen que pour les autres prévenus.
Cette affaire concerne un système supposé de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016, par l’emploi d’assistants parlementaires prétendument affectés à des tâches internes pour le parti. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme, une amende de 100 000 euros et cinq ans d’inéligibilité immédiate.
La décision de la cour d’appel est attendue d’ici l’été 2026. Si les réquisitions sont suivies, l’inéligibilité de cinq ans, qui s’appliquerait après un jugement définitif, pourrait empêcher Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur la vie politique française, en privant potentiellement l’un des principaux acteurs du Rassemblement national de participer aux prochaines élections présidentielles. Cela pourrait également entraîner une réorganisation interne significative au sein du parti.