Atelier de validation : une stratégie de réconciliation pour construire la paix durablement

Un Atelier de Validation pour la Réconciliation au Tchad

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) a lancé un atelier crucial pour la validation d’une stratégie de réconciliation et de consolidation de la paix à N’Djamena.

Ce mercredi 12 novembre 2025, l’Hôtel de l’Amitié a accueilli cet événement où le président du comité d’organisation a souligné l’importance de cet atelier, en lien avec l’accord de Doha signé le 8 août 2022. Cet accord unit le gouvernement tchadien et divers mouvements politico-militaires, qui se sont engagés à soumettre des questions essentielles au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), incluant la création d’une Commission Vérité, Justice et Réconciliation.

Le président a également rappelé la recommandation des participants au DNIS qui proposait l’instauration d’une Commission de Vérité, Pardon, Réparation et Réconciliation (CVPRR). Ce mécanisme est perçu comme un catalyseur pour un processus national de justice transitionnelle au Tchad.

Lors de son allocution, Félix Ahouanssou, représentant et chef de bureau du HCDH au Tchad, a fait état de l’appui apporté à cet atelier dans le cadre d’un projet dédié à la promotion et la protection des droits humains dans le pays. Il a précisé que cet atelier bénéficie d’un financement du Fonds des Nations-Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et est mis en œuvre en collaboration avec le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

Ahouanssou a aussi explicité que ce projet fut élaboré dès le début de la transition pour aider les autorités tchadiennes à appliquer les recommandations du DNIS, ainsi que les dispositions de l’accord de Doha portant sur les droits humains. Par cette initiative, le HCDH vise à soutenir le processus de réconciliation nationale et la consolidation de la paix à travers l’appui financier du PBF.

L’orateur a ensuite insisté sur la portée de l’atelier, jugé vital pour l’analyse et la validation de la stratégie nationale en matière de réconciliation, qui servira de fondement pour la mise en œuvre de la Commission Vérité, Pardon, Réparation et Réconciliation, comme recommandé par le DNIS après l’Accord de Doha.

Djibrine Moussa Mahamat, secrétaire général adjoint de la Médiature de la République, a également pris la parole lors de l’ouverture de l’atelier. Il a précisé que la Médiature était en charge de coordonner ce processus en synergie avec le HCDH. Pour Mahamat, cet atelier constitue une étape cruciale dans la réalisation de la stratégie nationale de réconciliation.

Il a également contextualisé cette rencontre comme un cadre de dialogue inclusif et constructif permettant aux acteurs nationaux de procéder à l’analyse et à la validation du document stratégique avant son examen par les instances compétentes.

Cet atelier, qui s’inscrit dans un contexte de quête de stabilité et de dialogue au Tchad, pourrait avoir des répercussions significatives sur l’avenir politique et social du pays. Les discussions et validations qui y auront lieu sont primordiales pour dessiner un avenir pacifié, à la lumière des épreuves passées et des défis à venir.