Au Tchad, des diplômés sans emploi lancent un appel lors de la Fête du Travail.
Introduction
La Fête du Travail, célébrée mondialement le 1er mai, met en lumière un problème persistant au Tchad : le chômage des jeunes diplômés.
Déroulement des faits
À l’occasion de cette journée dédiée aux travailleurs, de nombreux diplômés tchadiens expriment leur désillusion face au manque d’opportunités professionnelles. Ce phénomène, largement répandu parmi la jeunesse du pays, résulte de plusieurs facteurs : la saturation de la fonction publique, l’inadéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché, le manque de diversification économique, ainsi que des pratiques de recrutement discutables, souvent influencées par le favoritisme.
Éric, diplômé en géographie depuis 2015, illustre cette réalité en partageant son expérience. Malgré plusieurs stages dans le secteur public et privé, il n’a pas réussi à obtenir un emploi stable. Il souligne le rôle des relations et de l’argent dans l’accès à la fonction publique. Néanmoins, Éric garde espoir en souhaitant une bonne fête aux travailleurs et espère que sa chance viendra.
Marie-Noëlle, également diplômée depuis plusieurs années, a choisi l’entrepreneuriat pour survivre. Elle a lancé sa propre activité, se voyant à la fois comme gestionnaire et exécutante de son business. Bien que le contexte soit complexe, elle persiste avec détermination.
Moussa, de son côté, s’est tourné vers une activité informelle en devenant conducteur de moto-taxi. Pour lui, cette solution, bien qu’avec ses risques, lui permet de subvenir à ses besoins. Il note que le maintien de certains travailleurs au-delà de l’âge de la retraite limite également l’accès des jeunes aux opportunités d’emploi.
Contexte ou impact
Ces témoignages mettent en exergue un problème systémique touchant une grande partie de la jeunesse tchadienne. Le travail est perçu non seulement comme une source de revenus, mais aussi comme un moyen d’émancipation et d’intégration sociale. La situation économique actuelle pousse les jeunes à interpeller les autorités pour qu’elles prennent des mesures concrètes. Ils appellent à un renforcement de l’employabilité, à une transparence dans les recrutements, et à une meilleure adéquation des formations avec les réalités du marché.
Clôture naturelle
En cette Journée internationale des travailleurs, les jeunes diplômés tchadiens rappellent que, sans leur inclusion, la fête restera incomplète pour une large part de la jeunesse du pays.