Augmentation des prix de la viande pendant le Ramadan : les légumes, solution abordable pour les familles

Fluctuation des prix alimentaires à N’Djamena pendant le Ramadan

À N’Djamena, le mois sacré de Ramadan est marqué par des variations notables des prix des denrées alimentaires, avec une augmentation des tarifs de la viande et une baisse significative de ceux des légumes.

Dans la capitale tchadienne, les marchés affichent une dynamique contrastée. Le prix du kilogramme de viande de bœuf a flambé, atteignant des sommets, affectant ainsi le budget des ménages qui cherchent à organiser des repas pour rompre le jeûne. Les bouchers du marché central attribuent cette inflation à plusieurs facteurs, notamment la hausse des prix du bétail, l’augmentation des coûts de transport et la forte demande provoquée par le Ramadan. Un boucher témoigne : « Le prix d’une vache peut varier entre 300 000 et 400 000 F CFA, ce qui influe directement sur le prix au détail. » Cette situation complique la planification des repas pour de nombreuses familles dans la région.

« Nous nous voyons contraints de réduire notre consommation de viande et de privilégier d’autres sources de protéines », partage une mère de famille rencontrée au marché de Dembé. Cette réalité illustre les difficultés auxquelles font face les consommateurs, qui doivent s’adapter à des hausses de prix parfois insoutenables.

En revanche, les prix des légumes affichent une tendance à la baisse. Les produits tels que les tomates, les oignons, le gombo et les feuilles vertes sont proposés à des tarifs plus compétitifs que lors des semaines précédentes. Les commerçantes locales expliquent cette réduction des prix par l’abondance de l’offre sur les marchés et l’arrivée de nouvelles récoltes dans certaines zones agricoles. Cela donne un certain répit aux ménages, qui peuvent ainsi compenser partiellement l’augmentation des prix de la viande en optant davantage pour des plats à base de légumes pour leurs repas nocturnes.

Néanmoins, malgré la diminution des coûts des légumes, la pression sur le pouvoir d’achat des familles demeure préoccupante, particulièrement en cette période de jeûne qui est traditionnellement dédiée au partage et à la solidarité. De nombreux consommateurs plaident pour une régulation des prix durant le Ramadan afin de protéger leur pouvoir d’achat et assurer l’accès aux produits de première nécessité.

En somme, le Ramadan à N’Djamena s’accompagne d’un tableau économique en demi-teinte, où la hausse des prix de la viande se heurte à la baisse des légumes. Ce constat met en exergue les défis auxquels sont confrontées les familles, qui doivent naviguer au sein d’un marché en mutation tout en préservant les valeurs de partage qui caractérisent cette période spirituelle.