Bac 2026 : correction en cours

Baccalauréat 2026 : L’intense travail des correcteurs débuté à N’Djamena

Après la fin des épreuves écrites, le baccalauréat 2026 au Tchad entre dans une phase cruciale : la correction des copies. Depuis ce matin, quelque 3 000 correcteurs et vérificateurs se sont réunis dans divers centres de N’Djamena pour s’atteler à cette tâche. Marquée par la rigueur et un sens aigu des responsabilités, cette étape est essentielle pour déterminer le succès des candidats.

Sous l’ombre des arbres ou dans les salles de classe temporairement aménagées en espaces de correction, les enseignants examinent les copies avec une concentration soutenue. Penchés sur leurs barèmes et stylos rouges à la main, ils se chargent d’évaluer chaque essai minutieusement, avec pour objectif une évaluation objective et équitable.

Avec entre 600 et 700 copies à corriger chacun en l’espace de trois à quatre jours, les correcteurs font face à une charge de travail considérable. Cette responsabilité demande une endurance remarquable et un professionnalisme à toute épreuve. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de chiffres et de lettres, mais de l’avenir des jeunes qui ont passé l’examen.

« Corriger plusieurs centaines de copies en quelques jours n’est pas facile. Cela exige beaucoup de concentration. Derrière chaque copie, il y a un candidat qui espère réussir. Nous devons être justes et impartiaux », confie un correcteur, conscient de l’impact de son travail.

Bendiman Kotol, président du centre de correction situé au lycée Ibnou Cina, a souligné l’importance de cette étape en tant que l’un des moments les plus délicats du processus du baccalauréat. Il insiste sur le respect strict des barèmes de notation pour garantir l’équité entre tous les candidats. « Malgré le volume important des copies, nous sommes confiants quant au bon déroulement des opérations », ajoute-t-il.

Des dispositifs de contrôle rigoureux ont été mis en place pour limiter les erreurs et assurer que les résultats soient fiables. Ces mesures visent à éviter les potentielles incohérences et à maintenir l’intégrité du processus de correction.

La phase de correction est une étape parmi d’autres avant la proclamation des résultats tant attendus. Après celle-ci, les prochaines étapes incluront la désanonymation des copies pour relier les notes aux candidats, suivie par la saisie des résultats.

Avec une participation de 106 231 candidats aux épreuves écrites ayant eu lieu du 8 au 13 juin, le processus de correction reste essentiel pour l’avenir académique de nombreux jeunes tchadiens, y compris les 24 détenus qui ont tenté leur chance dans le Logone occidental.

Le travail acharné des correcteurs et vérificateurs se révélera prochainement, à travers l’annonce des résultats, qui suscitera des émotions variées, de l’euphorie des réussites aux espoirs déçus, mais toujours avec la certitude que chaque copie a été traitée avec le plus grand soin.

Guémé Moussa