Baptême mouvementé à la paroisse Saint Daniel Comboni de Doba : la fête vire au chaos

Tensions à une cérémonie de baptême à Doba : plus de trente candidats recalés

Un incident notable a secoué la paroisse Saint Daniel Comboni de Doba, où une trentaine de candidats a été exclue de la cérémonie de baptême, suscitant la colère de leurs proches.

Déroulement des faits
Lors de la cérémonie qui s’est tenue récemment à la paroisse Saint Daniel Comboni, une décision inattendue a perturbé le déroulement des événements. Juste après l’homélie dirigée par le curé Joseph Sanibé, des candidats au baptême ont été subitement écartés en raison de manquements jugés graves par le responsable ecclésiastique. Pris de colère, les parents et parrains ont réagi en lançant des projectiles à destination du célébrant pour manifester leur mécontentement.

Le recours à la violence a mené à une intervention musclée des forces de l’ordre. La police et la gendarmerie ont dû employer des gaz lacrymogènes pour disperser la foule en colère. Des témoins rapportent que plusieurs individus ont été affectés par les gaz, nécessitant l’assistance de leurs proches sur place.

Contexte et répercussions
L’évêque du diocèse de Doba, Martin Waïngué Bani, a exprimé son désarroi face à la tournure dramatique des événements. Selon lui, la conduite des candidats lors de la retraite, marquée par du bruit et des interruptions, justifiait leur exclusion du sacrement. L’évêque a souligné que le baptême, de même que la grâce de Dieu, ne sont pas monnayables. Il a rappelé que les contributions des fidèles relèvent de la charité pour soutenir la mission de l’Église.

Ce conflit met en lumière des tensions existantes au sein de la communauté paroissiale, où les attentes et les investissements des familles pour le baptême n’ont pas été satisfaits. L’évêque a plaidé pour que les différends soient réglés en interne, soulignant que des discussions au sein du conseil pastoral auraient pu désamorcer la situation.

Conclusion
Cet incident demeure un rappel poignant des défis auxquels font face les communautés religieuses dans l’organisation de cérémonies sacrées. Tandis que les discussions se poursuivent pour comprendre et prévenir de tels événements à l’avenir, le calme semble être revenu au sein de la paroisse de Doba.