Batha : suspension de la formation des agents recenseurs à Assinet après une contestation

Batha : La Formation des Agents Recenseurs Suspendue à Assinet Suite à une Contestation

À Assinet, localité située dans la province du Batha, la formation des agents recenseurs prévue dans le cadre du troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH3) a été suspendue le 1er juin. La cause de cette interruption réside dans une contestation orchestrée par les participants à l’atelier de formation.

Les agents recenseurs ont exprimé leur mécontentement face à l’indemnité journalière proposée, fixée à 2 000 FCFA. Selon eux, cette somme ne reflète pas les conditions réelles du travail à accomplir et ne prend pas en compte le coût de la vie actuel, qui continue de croître. Outre la question financière, ils déplorent également l’absence de pause-café et l’absence de prise en charge pour les repas durant la formation.

« Nous estimons que ce montant ne correspond pas à l’effort et à l’engagement que requièrent nos tâches de recensement », a déclaré, sous couvert d’anonymat, l’un des participants à la formation. Cette prise de position témoigne d’un certain ras-le-bol face à des conditions jugées inadéquates pour mener à bien un projet d’une telle envergure et importance nationale.

Les agents ont donc décidé de suspendre leur participation à la formation jusqu’à nouvel ordre, réclamant une révision substantielle de leur indemnité quotidienne avant de reprendre leurs activités. Pour l’instant, le silence des autorités compétentes est notable, celles-ci n’ayant pas encore formulé de réponse officielle face à ces revendications.

Le RGPH3 est une initiative essentielle pour le pays, visant à collecter des données précises sur la population et l’habitat. Ces données sont cruciales pour élaborer des politiques publiques efficaces et adaptées aux besoins réels des citoyens. La suspension de la formation des agents pourrait donc avoir des répercussions sur le calendrier et la mise en œuvre de ce recensement.

Les réactions à Assinet reflètent peut-être un sentiment plus largement partagé parmi les agents à travers le pays. Si ces préoccupations ne sont pas rapidement adressées par les autorités, le processus de recensement pourrait être retardé, compromettant ainsi la qualité et la validité des données à recueillir.

Une solution pourrait résider dans le dialogue entre les parties concernées afin d’arriver à un consensus qui permettrait la reprise rapide et efficace des activités de formation. Le bon déroulement du RGPH3 est impératif non seulement pour des raisons administratives, mais aussi pour le développement économique et social du pays, qui dépend en partie de l’accès à des données démographiques fiables.

En attendant une intervention des autorités, les regards restent tournés vers Assinet, où les agents recenseurs attendent une réponse qui satisfera leurs attentes et garantira la continuité du recensement dans des conditions motivantes et justes.