BEF 2026 : Examens camerounais à Walia, N’Djamena
BEF 2026 : Les candidats camerounais à l’épreuve au lycée de Walia à N’Djamena
Ce matin, les épreuves du Brevet d’études fondamentales (BEF) ont démarré sur tout le territoire tchadien. Au lycée de Walia, situé à N’Djamena, l’examen prend une tournure particulière en raison de la participation de candidats venus du Cameroun, plus précisément de la ville de Kousséri, voisine de la capitale tchadienne.
Dès 7 heures, l’atmosphère est chargée de concentration et de détermination. Aïcha Dahi, une des candidates camerounaises, se prépare à relever le défi de ces épreuves. Pour elle, comme pour de nombreux autres élèves, l’enjeu est l’obtention du BEF, marquant la fin du cycle fondamental et l’ouverture vers l’enseignement secondaire.
L’organisation de l’examen est minutieuse. Les candidats passent par un contrôle strict avant d’accéder aux salles. Les fouilles systématiques, la vérification des cartes d’identité, des convocations, et des listes de présence sont effectuées pour assurer la transparence et éviter toute tentative de fraude.
Aïcha, calme et résolue, partage son attitude face à cette échéance décisive. « Il ne faut pas stresser. Il faut rester concentré et faire de son mieux », déclare-t-elle, partageant ses conseils de sérénité avec ses camarades.
Durant plusieurs jours, des milliers d’élèves de diverses régions du Tchad composeront dans le cadre de cet examen national. Pour les candidats camerounais comme pour leurs homologues tchadiens, le BEF représente une étape cruciale dans leur parcours éducatif.
Cette participation transfrontalière souligne le lien étroit entre les villes de Kousséri et N’Djamena, ainsi que l’importance de la coopération régionale dans le domaine de l’éducation. En créant un cadre commun pour les épreuves, les deux pays favorisent des échanges éducatifs et culturels, tout en garantissant un niveau académique reconnu.
Enfin, cet événement témoigne également des efforts déployés pour promouvoir l’éducation dans la région, malgré les défis logistiques et organisationnels que cela implique. Le succès de cette session pourrait servir d’exemple pour encourager d’autres initiatives similaires à travers le continent.
Ngambi Daniel