Blocus des conteneurs au Cameroun : le député Djoufoune révèle les causes et responsabilités clés

Chaîne logistique du Tchad en péril : 2 327 conteneurs bloqués aux ports camerounais

La chaîne logistique tchadienne connaît de graves perturbations avec 2 327 conteneurs actuellement immobilisés dans les ports du Cameroun, mettant en péril l’approvisionnement de ce pays enclavé.

Les ports de Douala et de Kribi affichent respectivement 1 569 et 758 conteneurs à l’arrêt. Cette situation critique soulève de vives inquiétudes parmi les acteurs économiques et politiques, incitant le Conseil des chargeurs du Tchad à tirer la sonnette d’alarme.

Le député Abakar Djoufoune a pris la parole pour expliquer les raisons de cet engorgement. À son avis, divers facteurs économiques et commerciaux y contribuent. Il insiste sur le problème des marchandises périssables, telles que les jus, le poulet congelé et le poisson, qui doivent rapidement atteindre les consommateurs tchadiens. « Avec des délais de conservation courts, un retard peut aboutir à l’abandon de la cargaison par les importateurs, désireux de ne pas alourdir les coûts », précise-t-il.

Les frais élevés liés au transport jusqu’à N’Djamena, qui s’élèvent à environ 4 500 000 FCFA par conteneur, ainsi que les droits de douane, dissuadent nombre d’opérateurs économiques. Face à une demande incertaine, certains préfèrent limiter leurs pertes, évitant ainsi des dépenses imprévues.

Abakar Djoufoune attire également l’attention sur les pratiques commerciales de certains importateurs qui effectuent des commandes sans avancer suffisamment de fonds. Lorsqu’ils constatent une faible demande, certains choisissent d’abandonner la marchandise plutôt que de couvrir les frais supplémentaires pour le règlement du solde, le transport et d’éventuels droits additionnels.

Le problème touche aussi des traders étrangers qui, espérant des acheteurs au port de Douala, se retrouvent contraints d’abandonner leurs produits lorsque les frais de stationnement s’accumulent sans preneurs.

Cette crise logistique, au-delà de ses répercussions économiques immédiates, souligne une problématique structurelle majeure pour le Tchad, nécessitant une réflexion approfondie et des solutions concertées pour stabiliser et sécuriser ses approvisionnements futurs.