Bourses étudiantes pour réfugiés : discussions entre le ministère et une mission internationale
Bourses d’Études pour Réfugiés et Déplacés : Dialogue entre le Ministère de l’Enseignement Supérieur et une Mission Internationale
Le 24 juin dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur du Tchad, Dr Sitack Yombatina Béni, a rencontré une délégation de partenaires internationaux pour discuter des perspectives offertes par le Programme de bourses d’études de la Fondation Mastercard. Cette initiative est soutenue par le partenariat DREEM (Displaced and Refugee Youth Education – Mastercard Foundation & WUSC) et s’inscrit sous l’égide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Ce programme ambitieux prévoit de distribuer 100 000 bourses à de jeunes Africains d’ici 2030. Parmi ces bourses, 25 % sont destinées spécifiquement aux réfugiés et aux personnes déplacées. Le but est de leur permettre d’intégrer les cycles de licence et master. Lors de cette rencontre, Dr Sitack Yombatina Béni et les membres de la mission ont examiné les moyens d’intégrer ces jeunes dans le système éducatif sans négliger les communautés hôtes au Tchad.
L’objectif principal des discussions était d’adapter l’offre éducative aux réalités locales et de renforcer les partenariats avec les acteurs locaux. Cela vise à favoriser une meilleure inclusion des réfugiés et des personnes déplacées, tout en soutenant les efforts de développement des communautés hôtes. Dr Sitack Yombatina Béni a exprimé sa reconnaissance envers les engagements de la Fondation Mastercard, de l’EUMC (WUSC) et du HCR. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement tchadien de positionner l’enseignement supérieur comme un vecteur d’inclusion et de solidarité internationale.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large concernant l’éducation, considérée comme un levier essentiel pour la stabilité et le développement des sociétés touchées par les déplacements forcés. Les bourses prévues permettront aux bénéficiaires d’acquérir les compétences nécessaires pour contribuer au développement de leurs communautés d’accueil et d’origine.
En conclusion, le dialogue initié entre le ministère de l’Enseignement supérieur et les partenaires internationaux constitue une avancée importante pour l’inclusion des réfugiés et des déplacés dans le système éducatif supérieur au Tchad. Ce type d’action souligne l’importance de l’éducation comme outil de reconstruction et d’intégration et montre l’engagement des acteurs internationaux pour une collaboration renforcée en faveur des populations vulnérables.