Burkina : dissolution des partis politiques, un tournant politique majeur
Titre : Le Burkina Faso dissout ses partis politiques pour refonder l’État
Lors du Conseil des ministres du 29 janvier, le gouvernement du Burkina Faso a annoncé la dissolution de tous les partis politiques.
La décision, prise lors de cette réunion, s’accompagne de l’adoption d’un décret et d’un projet de loi abrogeant les textes légaux qui régissaient jusqu’ici le fonctionnement, le financement des partis politiques ainsi que le statut du chef de file de l’opposition. Émile Zerbo, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, a indiqué que cette mesure s’inscrit dans une démarche de refondation de l’État, motivée par un diagnostic détaillé du système partisan actuel, qui a révélé de sérieuses anomalies dans l’application des lois en vigueur.
Selon le gouvernement, la prolifération des partis a conduit à des dérives, accentuant les divisions et fragilisant le tissu social national. En dissolvant les partis, les autorités visent à assurer l’unité nationale, renforcer la cohérence des actions gouvernementales et introduire des réformes pour améliorer la gouvernance politique.
Le décret précise que les biens des partis dissous seront transférés à l’État. Émile Zerbo a ajouté que le projet de loi serait rapidement soumis à l’Assemblée législative de transition.
Cette décision marque un tournant historique pour le Burkina Faso, un pays souvent aux prises avec des défis politiques internes. La mesure suscite des réactions variées au sein de la population et chez les observateurs internationaux, certains saluant une opportunité de renouveau, d’autres redoutant une concentration excessive du pouvoir.
Avec ces changements, le Burkina Faso amorce une réorganisation fondamentale de son paysage politique, dont l’impact se mesurera dans les mois à venir.