Burkina Faso : cap sur une administration publique performante

Burkina Faso : Le gouvernement s’engage pour une administration publique plus performante et à l’écoute des citoyens

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a récemment présidé une session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG) à Ouagadougou, durant laquelle il a tracé les grandes lignes d’un plan ambitieux pour l’administration publique d’ici 2027. Cette initiative vise à renforcer l’efficacité des services publics et à favoriser la reconquête des territoires affectés par l’insécurité.

Lors de cette réunion tenue le 14 septembre 2026, le Premier ministre a souligné que la modernisation de l’Administration publique est fondamentale pour la souveraineté et la dignité du pays, ainsi que pour l’efficacité de l’action gouvernementale. Il a insisté sur le fait que cette modernisation ne doit pas se limiter à des réformes techniques, mais doit être envisagée comme un processus transformationnel profond qui implique une réévaluation des méthodes de travail et des interactions entre l’administration et les citoyens.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a affirmé : « Notre ambition doit être claire : faire de l’Administration publique un véritable instrument de souveraineté et de transformation du Burkina Faso. » Dans cet esprit, il a appelé à la création d’une administration où discipline, intégrité, compétence et performance demeurent des valeurs cardinales, avec une obligation de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.

Les résultats de l’évaluation de l’année 2025, indiquant une performance globale de 85,38%, sont jugés encourageants par le Chef du Gouvernement. Cependant, il a mis en garde contre tout sentiment d’autosatisfaction, précisant que la performance est une exigence continue qui doit se traduire par des améliorations palpables dans la vie quotidienne des Burkinabè.

Au cours de la session, les participants ont identifié plusieurs défis persistants qui nuisent à l’efficacité de l’administration. Parmi eux figurent la faible couverture des évaluations de certaines institutions, l’insuffisante appropriation des outils de gouvernance, et les contraintes liées aux ressources humaines. De plus, les difficultés à traiter les systèmes d’information et la véracité des documents de commande publique ont également été soulignées.

Une attention particulière a été portée sur l’intégration numérique, avec un appel à un processus de transformation numérique qui soit inclusif et adapté aux réalités locales. L’idée est de favoriser l’appropriation des plateformes de services numériques par les citoyens, tout en veillant à ce que les langues nationales soient intégrées dans les systèmes de communication et d’information.

Les travaux ont également porté sur plusieurs documents importants, notamment le rapport annuel sur la mise en œuvre de la Stratégie nationale de modernisation de l’Administration publique, ainsi que des rapports concernant l’état de la gouvernance et la performance des structures administratives.

À la clôture des discussions, le Premier ministre a demandé aux responsables concernés de s’approprier les recommandations formulées et de les transformer en actions concrètes, avec des responsabilités clairement établies et des mécanismes de suivi rigoureux. Il a souligné que les lacunes relevées ne remettent pas en cause les performances déjà obtenues, mais constituent des défis à relever en priorité.

Les objectifs pour 2027 incluent notamment un soutien accru à la reconquête du territoire et un retour effectif de l’État parmi les populations. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a affirmé : « Là où nos Forces combattantes reconquièrent des espaces, notre Administration doit être prête à rétablir durablement la présence et l’autorité de l’État. »

Il a insisté sur l’importance d’accompagner le retour à la sécurité par la mise en place de services publics adaptés aux besoins des citoyens dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé, l’état civil, la justice, l’action sociale et l’administration territoriale.

En conclusion, le Premier ministre a exhorté chaque ministère, institution et agent public à contribuer à la refondation de l’administration dans l’intérêt général, soulignant le rôle crucial du ministère des Serviteurs du Peuple dans le suivi de ces initiatives. Le gouvernement affiche ainsi une volonté affirmée de rendre l’administration publique plus accessible et efficace, avec un fort accent sur la proximité avec les citoyens.