Burkina Faso présente la vision de la Confédération des États

ONU : Le Burkina Faso présente sa vision au sein de la Confédération des États du Sahel

Le 28 septembre 2026, à New York, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a pris la parole lors de la 81e Assemblée générale de l’ONU. Il s’est exprimé au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), en articulant les priorités et les revendications de cette organisation régionale. Sa déclaration a mis en lumière les défis auxquels les États du Sahel sont confrontés, ainsi que les initiatives entreprises pour répondre à ces enjeux.

Dans son discours, Karamoko Jean Marie Traoré a salué l’élection du président de la 81e session et a félicité Annalena Baerbock pour sa présidence lors de la session précédente. Il a également rendu hommage aux victimes du terrorisme dans la région et à l’engagement des forces de défense et de sécurité, tout en ayant une pensée spéciale pour le Général Sadio Camara, tué le 25 avril 2026.

Évoquant la naissance de l’AES, qui a été établie par la Charte du Liptako-Gourma le 16 septembre 2023 et consolidée le 6 juillet 2024, M. Traoré a salué les avancées notables, notamment l’opérationnalisation de la Force unifiée et la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement. Il a profité de cette tribune pour appeler à la fin du soutien étatique aux groupes terroristes, déplorant les attaques récentes au Mali et au Niger.

Le ministre a également annoncé le retrait du Burkina Faso de la Cour pénale internationale (CPI) et la notification de son intention de se retirer du Statut de Rome. Il s’est par ailleurs félicité des résolutions adoptées, notamment celle du 25 mars 2026 sur la traite transatlantique, et a salué l’effort du Ghana pour sa position dans ce dossier.

Sur le plan international, Karamoko Jean Marie Traoré a exprimé le soutien du Burkina Faso à l’Initiative UN80, au Consensus d’Ezulwini, ainsi qu’à la Déclaration de Syrte. Il a également plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et une levée de l’embargo contre Cuba, faisant part des préoccupations de son pays concernant la situation à Cuba et au Nicaragua. Il a réaffirmé le soutien à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien et rappelé l’importance du processus onusien concernant le Sahara occidental, tout en invoquant le principe d’une seule Chine.

En évoquant la situation interne du Burkina Faso, le chef de la diplomatie a indiqué que plus de 74 % du territoire national est maintenant sous contrôle, ce qui a permis la reconquête de villages, le retour de milliers de déplacés et la réouverture de plusieurs établissements scolaires et centres de santé. Dans le cadre d’une politique de relance, il a mentionné les initiatives présidentielles et le Plan RELANCE 2026-2030 qui visent à stabiliser et revitaliser le pays.

L’intervention de Karamoko Jean Marie Traoré à l’ONU met en exergue les ambitions du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel et son engagement à relever les défis socio-économiques et sécuritaires qui touchent la région. Le discours souligne l’importance de la coopération régionale, tout en appelant à une mobilisation internationale pour aider les États du Sahel à faire face à l’insécurité et à la violence persistantes.