Burkina : lourdes peines de prison pour quatre magistrats et trois douaniers
Quatre magistrats et trois douaniers condamnés pour corruption à Koupéla
Le tribunal de grande instance de Koupéla a prononcé, le 24 février 2026, de lourdes peines de prison à l’encontre de quatre magistrats et trois agents des douanes, reconnus coupables de corruption et de blanchiment de capitaux.
L’affaire a débuté avec l’accusation de juges qui auraient, moyennant des sommes d’argent, délivré un non-lieu au bénéfice de douaniers poursuivis pour concussion. Après plusieurs semaines de débats ouverts en janvier, le verdict est tombé, soulignant la gravité des faits.
Alban Balanoë Somé, magistrat, a écopé de la plus lourde peine : trente-six mois de prison, dont dix-huit fermes. Ses collègues, M. Traoré, U. Medah, et S.A. Kaboré, ont reçu des peines allant de deux à douze mois de prison ferme, accompagnées d’amendes oscillant entre deux et trois millions de FCFA. Du côté des douaniers, O. Yameogo, J. Yameogo, et Z. Nikiéma sont condamnés à quinze mois de prison, avec deux mois fermes.
Si trois prévenus supplémentaires, dont un avocat et un magistrat, ont été relaxés, le procès a suscité des remous. La défense a soulevé des questions sur la validité des procédures, alléguant des violations comme des enlèvements et des actes de torture lors des arrestations.
Cette décision judiciaire est perçue comme un coup de semonce dans la lutte contre la corruption au sein de l’administration burkinabè. Le jugement se veut exemplaire, cherchant à afficher une tolérance zéro face à de telles pratiques.
L’impact de ce verdict s’étend au-delà de la salle d’audience, posant une mise en garde claire contre toute forme de compromission dans les institutions publiques.