Cameroun : blocage des téléphones non dédouanés dès avril 2026, un tournant pour les utilisateurs
Nouveau dispositif de contrôle pour les importations de téléphones au Cameroun à partir de 2026
À partir du 1er avril 2026, tout téléphone, tablette ou appareil numérique importé au Cameroun devra être régulièrement déclaré et dédouané via une plateforme électronique spécifique pour accéder aux réseaux des opérateurs mobiles agréés tels que MTN, Orange et CAMTEL.
Cette mesure, initiée en réponse à la hausse de la contrebande et à la diminution des recettes douanières, vise à renforcer le contrôle des importations de terminaux numériques. Conduite par la Direction générale des Douanes (DGD) du ministère des Finances, la réforme repose sur le croisement des données douanières avec les numéros IMEI des appareils. Dès qu’un appareil tente une connexion initiale sur un réseau camerounais, son statut est vérifié, et l’accès est bloqué s’il n’est pas en règle. Les opérateurs négligeant cette procédure risquent d’être accusés de complicité de fraude.
L’objectif principal est de combattre la fraude et d’accroître les recettes publiques. En effet, les recettes issues des téléphones importés ont drastiquement chuté, passant d’environ 2 milliards FCFA par mois à seulement 100 millions FCFA en 2025. Les autorités espèrent ainsi augmenter les recettes annuelles de 1,3 milliard à 25 milliards FCFA grâce à cette initiative de traçabilité.
Une amnistie fiscale est prévue pour les appareils connectés aux réseaux camerounais avant le 16 mars 2026. En revanche, les nouveaux appareils ou ceux non connectés devront être régularisés par les Douanes dans un délai de deux mois, avec transmission des listes d’IMEI et des justificatifs de dédouanement.
Un service de vérification gratuit est mis en place pour les consommateurs, leur permettant de consulter le statut de dédouanement d’un appareil via SMS ou un portail web.
Ce dispositif représente une étape majeure dans la lutte contre la contrebande technologique, avec l’espoir de redresser rapidement les finances publiques en renforçant le contrôle sur les importations numériques.