Cameroun : le RDPC soutient fermement la révision constitutionnelle adoptée par le Parlement, un tournant politique majeur.

Révision Constitutionnelle au Cameroun : Le RDPC Défend sa Légitimité

Dans une déclaration publiée le samedi 4 avril, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), par la voix du Pr Jacques Fame Ndongo, a clarifié sa position sur la récente révision constitutionnelle, un processus vivement critiqué par l’opposition.

Le RDPC, parti au pouvoir, affirme que cette révision a été réalisée conformément aux procédures constitutionnelles. Se référant à l’article 63, alinéa 3 de la Constitution, qui stipule que le Parlement doit se réunir en Congrès pour discuter de toute révision constitutionnelle, le Pr Fame Ndongo souligne que le président Paul Biya a agi dans le strict respect des lois. La révision a été validée au Palais de Verre Paul Biya, avec une forte majorité au Parlement : 205 voix pour, 16 contre, et 2 abstentions.

Cette intervention survient à la suite de critiques acerbes de l’opposition, qualifiant l’initiative de « coup d’État constitutionnel ». Le RDPC réfute vigoureusement ces allégations, les considérant sans fondement. Il rappelle que le projet de révision a été initié par le président démocratiquement élu et soutenu par des parlementaires représentant légitimement le peuple camerounais.

L’un des points majeurs de cette révision est la possibilité, pour le chef de l’État, de nommer un vice-président chargé de tâches significatives, une décision qui alimente largement les débats politiques. Le document du RDPC insiste sur la nécessité d’une unité nationale, exhortant l’opposition à s’engager dans un dialogue constructif plutôt que dans la critique systématique.

Cette révision constitutionnelle et la potentielle création du poste de vice-président marquent un tournant dans le paysage politique camerounais, suscitant de nombreuses discussions sur sa portée et ses implications pour l’avenir institutionnel du pays.