Catéchiste assassiné par un bouvier au Logone Occidental
Tchad : un catéchiste poignardé à mort par un bouvier dans le Logone Occidental
Le 20 août 2026, un tragique incident a eu lieu dans le village de Mainani, sis dans la sous-préfecture de Laoukassy, au sein du département de la Dodje, dans la province du Logone Occidental. Un catéchiste, Mbaitodjim Jonathan, a trouvé la mort après avoir été poignardé par un bouvier dont le bétail a envahi ses cultures de mil.
Selon les témoignages recueillis auprès des riverains, tout a commencé lorsque les bœufs du bouvier ont pénétré dans le champ du catéchiste. En tentant de protéger sa récolte, Mbaitodjim Jonathan est intervenu. Cette action lui a valu une réaction violente de la part du bouvier qui, armé d’un couteau, l’a attaqué et lui a infligé de multiples coups de couteau avant de prendre la fuite.
Une fois la scène sous contrôle, les secours ont été alertés et la victime a été rapidement transportée au district sanitaire de Laoukassy. Malheureusement, malgré les efforts des soignants, il a succombé à ses blessures peu après son arrivée.
Les tensions entre éleveurs et agriculteurs dans cette région sont bien connues, et cet incident soulève à nouveau des préoccupations concernant la sécurité et la gestion des ressources foncières. Peu de temps après le drame, des femmes du village de Baila-Kali sont intervenues, maîtrisant le bouvier, puis l’ont remis au chef du village. Ce dernier l’a ensuite transmis aux autorités gendarmes de Baila-Laoutaye en vue d’une enquête approfondie.
Cet événement tragique survient dans un contexte de lutte pour les terres agricoles et de résistance face à ce que des acteurs locaux qualifient de « guerre d’occupation spatiale ». Le 18 août 2026, un collectif de cadres du département de la Dodje avait tenu une conférence de presse à Moundou, dénonçant une situation de faillite sécuritaire dans la région.
Les autorités locales et les membres de la communauté appellent à une action urgente pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Les tensions entre les éleveurs et les agriculteurs demeurent une problématique centrale, et il est impératif de trouver des solutions durables pour garantir la sécurité de tous et le respect des droits fonciers.