Cérémonie de la HAMA : un dialogue inédit avec les médias et les organisations
En ce début d’année 2026, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a réuni les acteurs médiatiques tchadiens lors d’une cérémonie organisée le 31 janvier. Cet événement, présidé par Halimé Assadya Ali, a visé à renforcer la régulation et le développement du paysage médiatique du pays.
Le secrétaire général de la HAMA, Félicien Alladoum Radingaye, a inauguré la cérémonie en formulant des vœux de santé et de succès à l’ensemble des participants, soulignant l’importance d’une collaboration pacifique entre tous les acteurs. Rétrospectant sur 2025, il a qualifié cette année de révolutionnaire pour l’institution, marquée par l’accession de Halimé Assadya Ali, une journaliste chevronnée, à sa tête — une première depuis la création de la HAMA en 1994.
Cette nomination intervient dans un contexte de tensions notables entre la HAMA et divers intervenants du secteur médiatique. Halimé Assadya Ali, par un leadership basé sur le dialogue, a réussi à apaiser ces tensions, créant un climat de compréhension mutuelle et de coopération. Selon elle, les discussions et échanges sont clés pour transformer ensemble le secteur avec une vision partagée.
Lors de son discours, la présidente a exprimé ses vœux pour un secteur médiatique plus professionnel et solidaire. Elle a également passé en revue les initiatives 2025, telles que l’organisation de conférences à Moundou destinées à fortifier les médias régionaux et la relance des Journées du journalisme. Le renforcement des partenariats globaux a joué un rôle central, notamment grâce à la coopération avec la Chine, facilitant des formations pour les journalistes tchadiens et l’apport d’équipements cruciaux.
Concernant l’aide financière à la presse, Assadya Ali a confirmé que des budgets ont été fixés pour 2025, assurant un certain soutien malgré les défis persistants. Ce soutien budgétaire est crucial pour atténuer les contraintes financières auxquelles les organes de presse font face quotidiennement.
Au-delà des festivités, la rencontre a permis de souligner les problèmes majeurs que le secteur doit surmonter, tels que le manque de respect des normes réglementaires et la prolifération des fausses informations sur les réseaux sociaux. Halimé Assadya Ali a fermement critiqué certaines pratiques médiatiques non éthiques et l’usage des médias pour des objectifs de visibilité personnelle.
La cérémonie de vœux s’inscrit donc dans une démarche de consolidation du dialogue et d’amélioration continue du secteur médiatique tchadien, posant ainsi les bases pour un avenir plus cohérent et fructueux dans le monde de l’information au Tchad.