Cherté de la vie : le parti Nouveau Jour appelle à un changement radical pour soulager les ménages en crise

Tchad : Dr Djimasngar appelle à un renouveau civique face aux crises politiques et sociales

Dans une allocution qui met en lumière plusieurs enjeux cruciaux, Dr Nasra Djimasngar, leader du parti « Nouveau Jour », a récemment abordé, avec sérieux et responsabilité, la situation politique actuelle du Tchad.

Le secrétaire national s’est particulièrement exprimé sur les arrestations récentes de leaders politiques, notamment la condamnation de l’ancien responsable des Transformateurs. Il a qualifié cette situation de « recul politique », mettant en avant les implications néfastes sur la démocratie dans le pays. “Notre démocratie est malade lorsque des adversaires politiques risquent de purger de longues peines d’emprisonnement dans des conditions qui soulèvent des doutes sur l’équité des procédures judiciaires,” a-t-il signalé.

Insistant sur l’importance du respect des droits fondamentaux, Dr Djimasngar a rappelé que, malgré les divergences politiques, chaque acteur doit avoir accès à des garanties élémentaires. Il a exprimé ses inquiétudes concernant l’accès restreint des responsables politiques aux détenus et a relayé des informations alarmantes sur leur état de santé. Il en a profité pour appeler à la libération des détenus politiques et à un respect rigoureux des droits de la défense.

Concernant la révision constitutionnelle, le parti « Nouveau Jour » a souligné que cette réforme mérite une évaluation indépendante pour en mesurer les conséquences sur l’équilibre des pouvoirs, l’indépendance de la justice et la protection des libertés publiques. Dr Djimasngar a insisté sur le fait que toute coopération militaire, sécuritaire ou économique avec la France doit désormais être conduite dans un cadre d’« égale dignité des partenaires », respectant l’intérêt national tchadien et la transparence vis-à-vis des citoyens.

Sur un plan social, le dirigeant a dénoncé les tensions persistantes avec les syndicats de divers secteurs comme l’éducation, la santé et la justice. Il a décrit cette situation comme le reflet d’une profonde crise de gouvernance sociale, appelant le gouvernement à engager un dialogue sincère pour trouver des solutions durables. Ce dialogue serait crucial pour mettre fin à un cycle de crises qui désorganise les services publics essentiels.

Dr Djimasngar a également pointé d’autres préoccupations, évoquant la crise sécuritaire dans le sud du pays et les répercussions de la situation au Soudan, la recrudescence de l’insécurité urbaine, ainsi que des questions relatives au Plan national de développement. Sur le sujet de la cherté de la vie, il a plaidé en faveur de mesures de régulation des prix, le renforcement des subventions ciblées, ainsi que des initiatives agricoles ambitieuses visant à favoriser la souveraineté alimentaire.

Rappelant que son parti entend jouer un rôle actif dans le débat national, Dr Djimasngar a appelé à la création d’un « front du renouveau civique », invitant toutes les forces vives du pays – partis d’opposition, société civile, jeunesse, femmes et universitaires – à se rassembler. “La rentrée politique que nous marquons aujourd’hui sonne le début d’une nouvelle phase de notre engagement, ancrée dans les réalités quotidiennes des Tchadiens,” a-t-il conclu.

Cette déclaration, qui témoigne de l’engagement du parti face aux défis actuels du Tchad, met en lumière l’importance d’une action collective pour faire face aux crises politiques et sociales qui frappent le pays. La voix de Dr Djimasngar rappelle à la fois la gravité de la situation et la nécessité d’une mobilisation de toutes les composantes de la société.