Chute dramatique des exportations de coton au Tchad : plus de 50 % en moins d’un an
Effondrement des Exportations de Coton : Un Déclin Historique pour CotonTchad SN
Introduction courte : En 2025, les exportations de coton graine de la société CotonTchad SN ont connu une baisse spectaculaire de plus de 50 %, marquant un recul jamais observé auparavant.
Déroulement des faits : La filière cotonnière tchadienne est plongée dans une crise alarmante. Pour l’année 2024-2025, plusieurs facteurs se sont conjugués pour entraîner une chute drastique de la production. Les retards et l’insuffisance des précipitations ont aggravé les conditions de sécheresse déjà précaires. Cette situation a été exacerbée par une dégradation progressive des sols et une infestation parasitaire menaçante. De plus, les agriculteurs ont souffert d’un accès limité aux intrants nécessaires, ce qui a fortement impacté les rendements.
En tant que principal acheteur de coton graine au Tchad, CotonTchad SN a subi de plein fouet les effets de cette baisse de production. Disposant de capacités limitées en matière d’égrenage et de transformation, l’entreprise se concentre principalement sur l’exportation de coton brut. Cette démarche, bien que nécessaire, limite la valeur ajoutée potentielle du produit transformé en fibre.
Contexte ou impact : La situation actuelle met en lumière une fragilité intrinsèque à une filière jadis perçue comme le moteur de l’économie rurale au sud du Tchad. L’industrie cotonnière, malgré l’ouverture récente de nouvelles infrastructures d’égrenage, peine à se redresser. L’insuffisance des capacités de transformation locales contraint l’exportation du coton sous une forme peu rentable, ce qui nuit à l’économie nationale.
Malgré ce tableau sombre, la prochaine campagne agricole offre une lueur d’espoir. Les prévisions annoncent une hausse notable de la production, avec une estimation de 150 000 tonnes, contre 58 000 tonnes l’année précédente. Toutefois, cette perspective encourageante nécessite d’être soutenue par des investissements conséquents dans plusieurs domaines. Pour garantir une reprise solide, il est impératif de renforcer la résilience climatique, d’améliorer la qualité des semences, et d’accroître les capacités industrielles locales.
Clôture naturelle : Alors que la filière cotonnière tchadienne tente de se relever de l’une de ses pires crises, le chemin vers une stabilité durable demeurera incertain sans des investissements stratégiques et visionnaires pour pallier ses vulnérabilités structurelles.