CICR clôt son concours national en droit international humanitaire : un tremplin pour les futurs acteurs de la paix.
Le CICR clôture son concours national en droit international humanitaire
Le 25 mars 2026, l’École de formation juridique a accueilli la finale du concours national en droit international humanitaire, orchestré par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) sur le thème de l’initiative mondiale pour la revitalisation de ce domaine.
Le concours, qui a rassemblé des participants de six universités, a été marqué par une cérémonie en présence du directeur de l’école de formation juridique, de membres du jury et de plusieurs autorités. L’Université de Doba s’est distinguée en remportant cette sixième édition de l’événement, témoignant de la vitalité et de l’engagement des jeunes dans le respect du droit international humanitaire.
Senoussi Mahamat Ali, directeur général de l’École nationale de formation judiciaire, a souligné l’importance de ce concours pour le Tchad, rappelant que l’initiative s’inscrit dans le cadre des obligations nationales en matière de droit international. Il a insisté sur la nécessité de transmettre ces valeurs à la jeunesse tchadienne, qui jouera un rôle crucial dans la construction de l’avenir du pays.
Le CICR, présent depuis plus de 150 ans sur le terrain, continue d’être un acteur central dans le domaine humanitaire, répondant aux besoins et défis sur le terrain. Thierry Ribaux, chef de la délégation du CICR, a évoqué dans son discours l’importance et la pertinence du droit international humanitaire dans les discours politiques, ainsi que sur les zones de conflit. Ribaux a exprimé ses préoccupations quant à la manière dont les obligations des parties impliquées dans les conflits sont souvent contournées par des arguments fallacieux.
Il a également encouragé les participants à garder à l’esprit l’impact du respect du droit international humanitaire sur les millions de victimes à travers le monde, particulièrement celles touchées par les 130 conflits actuels. Ribaux a souligné l’effort politique nécessaire pour encourager le respect de ces règles, mettant en avant l’urgence d’une prise de conscience collective.
Ce concours, en s’inscrivant dans une tradition de sensibilisation au droit international, vise non seulement à former des juristes capables de défendre ces principes, mais également à promouvoir une culture du respect des droits humains et de la solidarité, particulièrement dans un contexte où les crises humanitaires sont fréquentes et nécessitent une réponse adaptée.
Ainsi, le CICR et les institutions académiques collaborent pour préparer une nouvelle génération de professionnels du droit, capables de faire face aux défis contemporains et de défendre les valeurs humanitaires, tout en répondant aux attentes de la communauté internationale en matière de justice et de dignité humaine.