Cinq ans de prison pour un homme ayant détourné une mineure : regrets mais pas d’atténuation.
Un jeune homme reconnu coupable de détournement de mineure à N’Djamena
Le tribunal de grande instance de N’Djamena a condamné, le lundi 23 février 2026, un jeune homme pour détournement de mineure, après qu’il a admis avoir commis les actes qui lui étaient reprochés.
Lors de l’audience, le prévenu, qui a reconnu sa culpabilité, a exprimé ses regrets devant les juges et a lancé un appel au pardon en direction des parents de la victime, une fillette âgée de 11 ans au moment des faits. Ces événements se sont déroulés il y a deux ans, le 23 février 2024 exactement. Déjà incarcéré à la maison d’arrêt de Klessoum, il a été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, conformément à la demande du ministère public.
En détention, le jeune homme a déclaré avoir pris conscience de la gravité de ses actes et avoir tiré des enseignements de cette expérience difficile. Selon son avocat, il a exprimé des remords sincères et a promis de respecter la loi à l’avenir. L’avocat a plaidé en faveur de son client, le présentant comme un délinquant primaire au profil juvénile, qui vient à peine d’atteindre l’âge de la majorité.
« Mon client n’a pas encore acquis la maturité nécessaire pour bien distinguer le mal du bien », a souligné l’avocat lors de sa plaidoirie. Bien qu’il reconnaisse la réalité des faits, il a soutenu une demande de libération provisoire, afin de permettre à son client de rencontrer la famille de la victime et de leur présenter ses excuses.
Parallèlement, l’avocat de la partie civile a requis une peine exemplaire, insistant sur la nécessité d’une indemnisation. Il a suggéré que le jeune homme soit condamné à verser 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, afin de compenser le préjudice subi par la victime et sa famille.
Après une audience qui a suscité de vives émotions, le tribunal a finalement validé le verdict. Le jeune prévenu a été maintenu dans sa peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, soulignant ainsi la détermination de la justice à traiter les affaires de délinquance sexuelle avec la plus grande rigueur.
Ce procès revêt une importance particulière dans le contexte tchadien, où les sujets liés à la violence faite aux enfants et aux femmes suscitent une attention accrue. La décision du tribunal pourrait avoir un impact sur la manière dont de telles affaires seront traitées à l’avenir et pourrait inciter d’autres victimes à se manifester.
L’issue de ce procès vient rappeler les enjeux cruciaux de la protection des mineurs et des efforts nécessaires pour prévenir de tels actes dans la société. La condamnation du jeune homme, bien que douloureuse, s’inscrit dans une volonté de durcir les sanctions face à des comportements déviants, avec l’espoir d’un suivi des mesures de réhabilitation.
Alors que la lutte contre le détournement et l’exploitation sexuelle des mineurs reste une priorité nationale, ce jugement pourrait servir de précédent dans la lutte pour une justice plus équitable et pour un environnement plus sûr pour les enfants.