Commerçant de N’Djamena accusé d’escroquerie de 40 millions FCFA

N’Djamena : Un commerçant face à la justice pour escroquerie de 40 millions FCFA

Le 14 septembre 2026, un commerçant a comparu devant le Tribunal de grande instance de N’Djamena, accusé d’une escroquerie portant sur une somme de 40 millions de francs CFA. Les faits reprochés à l’accusé concernent une manœuvre frauduleuse lors d’une opération de change, où il s’était engagé à convertir ce montant en nairas nigérians avant de détourner les fonds à son profit personnel.

Au cours de l’audience, le prévenu a reconnu sa culpabilité face aux accusations portées contre lui. Ce dernier a avoué avoir mal géré les fonds confiés, ce qui a conduit à la perte de la somme engagée.

La partie civile, dans cette affaire, a exprimé l’intention de se désister de l’action civile, évoquant un compromis amiable conclu avec le débiteur pour le remboursement des fonds. Cependant, lors de son audition, elle a été interrogée par le président du tribunal sur les raisons de sa saisine initiale, alors qu’un règlement extrajudiciaire semblait être envisagé. La victime a justifié son choix en précisant qu’elle souhaitait éviter tout litige prolongé, mais a également confirmé qu’elle maintenait sa demande de remboursement intégral des 40 millions de francs CFA.

Le procureur de la République, lors de ses réquisitions, a souligné que, bien que le désistement de la partie civile mette un terme à l’action civile, l’action publique peut toujours se poursuivre. Il a donc plaidé pour que le tribunal reconnaisse la culpabilité du commerçant pour escroquerie, demandant ainsi que des sanctions soient imposées. Le procureur a requis une peine d’emprisonnement dont la durée devrait être laissée à la discrétion des juges, ainsi qu’une amende ferme de 200 000 francs CFA.

À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. En attendant sa décision, le suspect demeure en détention provisoire à la maison d’arrêt de Klessoum.

Ce cas attirant l’attention sur la question des pratiques commerciales frauduleuses, souligne l’importance des mécanismes de protection des victimes face aux abus qui peuvent survenir dans le cadre des transactions économiques. Les décisions rendues dans cette affaire pourraient avoir des répercussions sur la confiance des consommateurs et du commerce dans la région.