Conflit électoral au Cameroun : Tchiroma attaque Biya en justice
Répression post-électorale au Cameroun : Issa Tchiroma Bakary porte plainte contre Paul Biya
Dans un contexte politique tendu au Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a annoncé avoir déposé deux plaintes pénales auprès du procureur de la République près du tribunal judiciaire de Paris. Celles-ci reposent sur le fondement de la « compétence universelle » et visent le président Paul Biya ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la répression post-électorale.
Issa Tchiroma Bakary a décidé de se tourner vers la juridiction internationale pour dénoncer ce qu’il décrit comme des « massacres et autres actes de répression » commis contre des citoyens camerounais. Ces derniers revendiquaient le respect des résultats des urnes du 12 octobre 2025, une période marquée par des tensions et des contestations électorales.
Selon le communiqué publié par Tchiroma, une enquête approfondie a été menée pour recueillir des témoignages et des preuves sur les actes de violence perpétrés. L’objectif est de documenter la chaîne de responsabilité des donneurs d’ordre ainsi que des exécutants de cette répression qualifiée de « sauvage et brutale » par l’opposant. Le régime de Yaoundé est décrit comme « illégal et illégitime » dans ce document.
Issa Tchiroma Bakary met en avant le travail acharné de nombreux avocats, tant au Cameroun qu’à l’international, ainsi que l’engagement de figures de la société civile. Grâce à leur professionnalisme et à leur détermination citoyenne, des dossiers de plainte ont pu être constitués. Ceux-ci visent à ce que justice soit rendue aux victimes camerounaises.
Depuis plus de sept mois, des milliers de Camerounais sont détenus dans des conditions jugées « effroyables », selon Tchiroma. Il affirme que ces arrestations se font au mépris des règles de la dignité humaine et des principes d’un État de droit. Ces déclarations font écho à la situation de nombreux militants politiques et civils emprisonnés à la suite des contestations électorales.
L’opposant rend également hommage à ceux qui ont perdu la vie, notamment Anicet Ekané et Souleyman Tobi, décrits comme des victimes de « traitements inhumains et dégradants » lors de leur détention. La mémoire de ces figures est saluée dans le communiqué.
Pour Tchiroma, restaurer la justice passe par des actions humanitaires et judiciaires coordonnées, avec l’objectif de libérer les personnes détenues illégalement. Il entend élargir ses démarches en sollicitant d’autres instances internationales compétentes en matière de détention arbitraire et de droits humains.
Dans cette perspective, les prochaines étapes devraient être orientées vers des organisations internationales pour contester les restrictions des droits et libertés fondamentales au Cameroun. Cette action s’inscrit dans une démarche globale de défense des droits de l’homme et de justice pour les Camerounais, espère Issa Tchiroma Bakary.