
Conflit foncier à N’Djamena : l’Union des Démobilisés exige justice – Éclaircissements essentiels à connaître dès aujourd’hui !
Conflit foncier à N’Djamena : L’Union des Démobilisés s’érige contre l’injustice
L’actualité tchadienne est secouée par des tensions persistantes autour des questions foncières. Le 1er avril 2025, l’Union des Démobilisés, Retraités, Veuves et Orphelins des Anciens Combattants a tiré la sonnette d’alarme lors d’un point de presse marquant, diffusé par la Radio FM Liberté. En effet, l’association en appelle à l’État pour demander justice face à des conflits croissants concernant des biens immobiliers qui pourraient mettre en péril les droits des anciens combattants. Ce face-à-face dramatique souligne l’urgence de clarifier la situation foncière à N’Djamena, surtout dans un contexte où la sécurité et l’État de droit sont remis en question.
La situation foncière en mutation : Un enjeu crucial pour les anciens combattants
Origines du conflit foncier
L’association des Démobilisés a acquis une parcelle dans une zone contestée à N’Djamena, en collaboration avec Boulama Youssouf Abba. Après des démarches menées depuis près de trois décennies, y compris l’obtention d’un arrêté en 1999 et une ordonnance de la Cour suprême en 2018, les membres de l’association pensaient enfin pouvoir revendiquer leur propriété. Toutefois, de nouvelles réclamations ont émergé, alimentées par la désinformation et les tensions sociales croissantes.
Démarches administratives et obstacles rencontrés
Il est important de souligner que l’association a suivi un processus rigoureux pour obtenir les documents nécessaires à la reconnaissance de leur propriété. Malgré les efforts continus, notamment la soumission d’une requête au ministre de l’Aménagement, la situation ne fait que se détériorer. Le ministère a dépêché des techniciens sur le terrain qui ont confirmé l’existence de 244 lots non bâtis et non payés, mais cette transparence n’a pas mis fin aux revendications concurrentes.
Une lutte pour les droits et la dignité
Prétentions sans fondement légal
Malgré les preuves tangibles accumulées, certains individus ont prétendu posséder la parcelle sans parvenir à justifier leurs allégations. Cette situation a conduit à des menaces physiques, créant un climat de peur parmi les membres de l’association. Il est impératif de rappeler qu’au sein d’un État de droit, personne ne peut être appréhendé sans justification légale, mettant ainsi en lumière les détentions arbitraires auxquelles certains membres font face.
Arrestations illégales et presse à l’opinion publique
Plus inquiétant encore, l’association a observé des arrestations de membres sans mandat ni convocation, une pratique qui menace la sécurité des anciens combattants. Avec 30 autres membres potentiellement sous le coup d’un mandat de recherche, l’urgence de la situation a conduit l’association à interpeller le ministre de la Sécurité et le ministre de la Justice. La portée de leurs accusations est éclatante : une véritable chasse à l’homme semble être organisée contre leurs membres, alimentée par des tensions croissantes au sein de la société.
Les appels à l’action : Un écho au plus haut sommet de l’État
Demande d’interventions gouvernementales
Face à ces violations flagrantes des droits de l’homme, l’Union des Démobilisés fait appel à l’intervention directe du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Ce soutien est primordial pour restaurer la tranquillité au sein des communautés touchées, tout en assurant que les droits fondamentaux des anciens combattants soient pleinement respectés.
Impact local et perspectives régionales
Ce conflit foncier n’est pas qu’un simple sujet d’intérêt local ; il touche à des enjeux régionaux plus larges. Les conflits de propriété sont en hausse dans de nombreuses régions d’Afrique, exacerbant les tensions sociales. Si la situation à N’Djamena n’est pas rapidement résolue, elle pourrait entraîner des répercussions négatives non seulement dans la capitale, mais également dans d’autres villes tchadiennes.
Conclusion : Un avenir incertain
La situation actuelle soulève des questions profondes sur la gouvernance et l’état de droit au Tchad. Alors que l’Union des Démobilisés continue sa lutte pour la justice, il est crucial de suivre ces développements de près. Les résultats des actions entreprises par les autorités et la réponse de la société civile pourraient déterminer la manière dont les conflits fonciers continueront d’évoluer dans le pays. Les prochains mois seront décisifs pour l’équilibre des droits et des obligations entre l’État et ses anciens combattants.
En conclusion, ce cas exemplifie à quel point les questions foncières peuvent être sources de division, mais aussi d’opportunités pour avancer vers une gouvernance plus juste et équitable. L’appel à la justice résonne, non seulement à N’Djamena, mais aussi dans tout le Tchad.