CPI et CASCIDHO : une rencontre essentielle avec les victimes du conflit centrafricain pour promouvoir la justice.
Le président de la CASCIDHO évoque les avancées pour les réfugiés centrafricains et les retournés tchadiens
Le 8 mars 2026, à Sarh, Mahamat Dingamdjibaye, président national de la Commission d’Assistance aux Sinistrés, Displaced et Hommes d’Affaires (CASCIDHO), a annoncé des progrès significatifs dans le dossier des réfugiés centrafricains et des retournés tchadiens affectés par le conflit armé. Cette déclaration vise à informer tant l’opinion nationale qu’internationale sur l’évolution des procédures de réparation.
Au cours de son intervention, Dingamdjibaye a expliqué qu’une mission conjointe regroupant des avocats de la Cour pénale internationale (CPI) et des représentants de la CASCIDHO a été mise en place après une décision favorable de la CPI concernant les victimes. Cette initiative s’est matérialisée par des visites dans plusieurs camps de réfugiés, notamment ceux de Maingama, Belom, Sido-Tchad et Moussoumba. La mission avait pour objectif de dialoguer avec les victimes afin de mieux comprendre leurs attentes dans le cadre de la procédure de réparation.
« Après le verdict de la CPI, une équipe d’avocats a été envoyée sur le terrain pour établir un contact direct avec les victimes », a précisé le président. Ces rencontres ont permis aux juristes d’expliquer le déroulement du procès et d’approfondir les raisons qui ont conduit à la décision favorable pour les victimes.
Dingamdjibaye a souligné que les échanges se sont révélés très constructifs. Selon lui, les avocats ont pris le temps d’exposer aux victimes le processus judiciaire, tout en écoutant avec attention leurs préoccupations concernant les réparations. « Ils ont pris note de leurs attentes et ont manifesté leur satisfaction concernant les discussions », a-t-il ajouté.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large où la justice internationale cherche à apporter des solutions au sort des victimes de conflits armés. Les réactions sont variées : certaines victimes se disent optimistes face à cette nouvelle phase de la procédure, tandis que d’autres demeurent sceptiques quant à la rapidité et à l’efficacité des réparations. Le soutien des autorités tchadiennes, qui ont facilité l’organisation de cette mission, a également été salué par le président de la CASCIDHO.
En conclusion, Mahamat Dingamdjibaye a affirmé que les résultats de cette mission seront soumis aux juges de la CPI pour orienter l’avenir des procédures. Il a rappelé aux victimes que le chemin vers la justice peut être long et exigeant. « Les procédures au sein de la CPI requièrent rigueur et patience. Le verdict a pris près de cinq ans, et même si l’étape des réparations commence, elle pourrait également être prolongée. Néanmoins, nous gardons l’espoir que justice sera rendue », a-t-il conclu.