Crise économique en Afrique : l’UA et la BAD alertent sur les tensions Israël-Iran
Titre : Risque majeur pour les économies africaines dans le contexte du conflit Moyen-Oriental
Introduction
Un rapport conjoint publié le 4 avril par l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD) et des institutions des Nations unies met en garde contre les conséquences économiques graves de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran sur l’Afrique.
Déroulement des faits
Ce document, fruit d’une collaboration entre l’UA, la BAD, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique pour l’Afrique (Uneca), souligne que le Moyen-Orient représente une part significative du commerce extérieur africain, avec 15,8 % des importations et 10,9 % des exportations du continent. La persistance du conflit pourrait provoquer un choc commercial qui dégénérerait rapidement en une crise généralisée du coût de la vie. L’inflation des prix du carburant, des denrées alimentaires et des services de fret maritime, ainsi que l’augmentation des coûts d’assurance, constituent autant de pressions potentielles sur les économies africaines. Les fluctuations monétaires risquent de déstabiliser davantage les budgets des États.
Contexte ou impact
Les inquiétudes liées à la dépréciation des monnaies sont particulièrement palpables, alors que la BAD a déjà observé ce phénomène dans 29 pays du continent. En outre, l’inflation accrue pourrait engendrer une baisse de 0,2 point de la croissance du PIB africain d’ici 2026 si le conflit persiste au-delà de six mois. Certaines nations, comme le Nigeria et le Mozambique, pourraient tirer des bénéfices temporaires grâce à leurs ressources pétrolières et gazières, ou à leur situation géographique avantageuse. Cependant, ces gains ne suffiront pas à compenser les pertes économiques du continent dans son ensemble.
En réponse à cette situation alarmante, les institutions exhortent les gouvernements africains à adopter des mesures de protection sociale pour les populations vulnérables, à activer des mécanismes d’urgence pour assurer les importations essentielles, notamment par le biais d’achats groupés de carburant, et à renforcer la résistance structurelle face aux crises externes.
Clôture naturelle
Ce rapport déterminant a été présenté lors de la 58e session de la Commission économique pour l’Afrique, soulignant l’urgence d’une action concertée pour minimiser l’impact du conflit moyen-oriental sur les économies africaines.