Denis Sassou N’Guesso appelle à un financement urgent pour la lutte contre le dérèglement climatique

Le président congolais appelle à des efforts accrus pour lutter contre le changement climatique

Lors d’un discours prononcé lors d’un événement international, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a insisté sur l’urgence d’intensifier les efforts pour faire face aux enjeux climatiques.

Dans son intervention, Denis Sassou N’Guesso a abordé les défis pressants liés au changement climatique, affirmant que l’espoir de voir les engagements pris par les nations se concrétiser s’amenuise. « Plus que jamais, de Bakou en 2024 à Belém, ici, aujourd’hui en 2025, la responsabilité dans l’équité au service de la survie de l’humanité nous interpelle tous », a-t-il précisé. Le chef de l’État a souligné que les reports dans la lutte contre le réchauffement climatique et les promesses de financement non tenues laissent les pays vulnérables dans l’incertitude, alors qu’ils peinent à mettre en œuvre des actions de transition énergétique.

Dix ans après les accords de Paris signés en 2015, le président a également observé un fossé inquiétant entre les ambitions affichées et les efforts mis en œuvre jusqu’à présent. Sassou N’Guesso a averti que cette situation mène à « une quasi-impasse du monde face au dérèglement climatique ».

Le président a rappelé que la République du Congo est engagée dans une dynamique de lutte contre les changements climatiques depuis plus de quarante ans. Il a souligné que cette dynamique se manifeste par de nombreuses actions, notamment grâce à l’initiative que le Congo a impulsée pour la proclamation, par l’Assemblée générale des Nations Unies, de la décennie 2027-2036 en faveur du boisement et du reboisement. Cette initiative vise à promouvoir la gestion durable des forêts, un sujet éminemment cher à la nation congolaise.

Abordant la crise de déforestation, il a salué l’initiative du Brésil de créer un fonds dédié à la préservation des forêts tropicales. Selon lui, cette initiative rejoint celle de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC), qui a mis en place le Fonds bleu pour le bassin du Congo, visant à protéger les écosystèmes tout en soutenant les peuples autochtones et les communautés locales, dépositaires d’une biodiversité exceptionnelle.

Sassou N’Guesso a exprimé son espoir que la prochaine COP30 prenne en compte les conclusions du premier congrès mondial des peuples autochtones, dédié aux trois principaux bassins forestiers tropicaux : l’Amazonie, le Congo et le Bornéo-Mékong. Ces conclusions sont contenues dans un document appelé « Déclaration de Brazzaville », qu’il a jugé essentiel pour formaliser la voix des peuples concernés.

Le président a insisté sur l’importance d’une collaboration synergique entre toutes ces initiatives, qu’il considère comme cruciales pour l’avenir de l’humanité. En réaffirmant l’engagement de son pays envers une gouvernance forestière durable et respectueuse des écosystèmes, il a également invité les nations développées à prêter une attention particulière aux pays en développement dans le cadre du financement des actions climatiques.

L’intervention de Denis Sassou N’Guesso, qui met en lumière les préoccupations croissantes face aux crises climatiques, souligne le besoin d’une réponse coordonnée à l’échelle mondiale et de solidarité entre les nations. Ces déclarations interviennent à un moment où la pression sur les dirigeants politiques pour agir se fait de plus en plus forte, tant au niveau local qu’international.