Des agents en sit-in dénoncent les blocages et demandent l’intervention des autorités pour agir
Des agents de la SOTEL Tchad dénoncent des conditions de travail dégradées lors d’un sit-in au ministère des Télécommunications
Le 10 février 2026, des agents de la Société des Télécommunications du Tchad (SOTEL) ont organisé un sit-in devant le ministère des Télécommunications pour exprimer leur mécontentement face à la détérioration de leurs conditions de travail et au blocage de dossiers considérés cruciaux pour la pérennité de l’entreprise.
Rassemblés en nombre, les employés de la SOTEL ont fait entendre leur voix devant le bâtiment ministériel à N’Djamena à partir de 10 heures du matin. Leurs revendications portent principalement sur deux points : une amélioration immédiate de leurs conditions de travail et la résolution de problèmes administratifs qui entravent la signature de contrats essentiels. Les agents ont accusé le ministre en charge ainsi que l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARCEP) d’interférences nuisibles et d’entraves qui nuisent à la relance de certaines activités, notamment celles relatives au service du téléphone fixe.
Selon plusieurs manifestants, ces difficultés sont le résultat d’une gestion inappropriée qui a conduit à une stagnation des projets de développement. Les agents ont affirmé qu’ils se trouvent dans une situation précaire, ce qui compromet non seulement leur travail quotidien, mais également la continuité des services qu’ils offrent aux clients, frappant ainsi de plein fouet l’ensemble du secteur des télécommunications dans le pays.
Ce sit-in s’inscrit dans un contexte plus large de mécontentement qui touche non seulement la SOTEL mais également d’autres entreprises publiques au Tchad. Le climat économique difficile, exacerbé par des années d’instabilité budgétaire et des investissements en chute libre, a engendré une atmosphère d’incertitude parmi les employés de diverses institutions.
Les revendications des salariés de la SOTEL ne sont pas isolées. Plusieurs groupes de travailleurs ont récemment exprimé leurs préoccupations au sujet de la détérioration de leurs conditions d’emploi. Les agents de la SOTEL ont ainsi appelé à une réaction rapide de la part des autorités, demandant soit la démission du ministre des Télécommunications, soit son licenciement par le Président de la République. Ce dernier, qui a déjà pris des décisions pour appuyer la restructuration et le développement du secteur des télécommunications, est également appelé à faire respecter ses engagements pris par le passé.
Le ministre des Télécommunications n’a pas encore réagi officiellement aux demandes des agents, mais une source proche du gouvernement a indiqué qu’une réunion devait se tenir prochainement pour aborder les préoccupations soulevées par les agents de la SOTEL et envisager des solutions constructives.
Le sit-in de ce jour s’inscrit dans une dynamique de mobilisation qui pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du secteur des télécommunications, d’une importance cruciale dans un pays en pleine transition vers le numérique. Les agents de la SOTEL espèrent que ces actions permettront d’alerter les décideurs sur leurs défis quotidiens et les fortifient dans leur volonté de changer la situation actuelle. Ainsi, le futur du secteur des télécommunications au Tchad pourrait dépendre de la capacité des acteurs concernés à trouver un terrain d’entente rapidement, afin de redresser la situation et garantir des services fiables à la population.