Des centaines de Kényans rejoignent le conflit russo-ukrainien : un engagement surprenant


Des Kényans recrutés de force dans l’armée russe: appels au rapatriement

Face à un nombre croissant de Kényans concernés par un enrôlement forcé dans les forces russes, les familles réclament un rapatriement immédiat.

Le jeudi 12 octobre, les familles de 35 Kényans enrôlés dans l’armée russe ont exprimé publiquement leur exigence de retour pour leurs proches. Cette revendication fait suite à la divulgation au Parlement kenyan d’un rapport alarmant. Celui-ci, soutenu par le député Kimani Ichung’wah et fondé sur des données des services de renseignement, révèle que plus de 1.000 citoyens kényans seraient impliqués dans le conflit en Ukraine, un chiffre bien plus élevé que les estimations initiales.

Cette situation suscite l’inquiétude depuis que des informations ont fait état de promesses fallacieuses ayant conduit ces Kényans à passer des contrats avec l’armée russe. De nombreux individus, en quête de travail et de meilleurs salaires, ont quitté le Kenya munis de visas touristiques, transitant souvent via Istanbul ou Abou Dhabi. Beaucoup de ces personnes n’ont aucune expérience militaire, ce qui rend leur situation encore plus délicate.

En février, le rapport signalait 28 Kényans portés disparus, 35 déjà positionnés dans des installations militaires, 89 sur les lignes de front, et 39 hospitalisés. À ce stade, 30 de ces Kényans ont pu être rapatriés. Par ailleurs, des agences de recrutement opérant illégalement ont été démantelées, selon les autorités locales.

Réunies à Nairobi, les familles des concernés ont manifesté, brandissant des pancartes avec des messages tels que « rendez-nous nos fils ». Parmi elles, Winnie Rose Wambui s’est démarquée en exprimant sa profonde inquiétude pour son frère, disparu après avoir fui le Kenya pour un prétendu emploi de sécurité en Russie. Son dernier message vocal, envoyé en octobre, témoignait déjà d’une situation désespérée.

De son côté, le gouvernement russe a fermement rejeté toute implication dans ces recrutements. Les accusations de collusion et de corruption visant l’ambassade de Russie à Nairobi ont été qualifiées de pure « campagne de propagande » par Moscou. Dans ce climat de tension diplomatique, le ministre kenyan des Affaires étrangères prévoit une visite à Moscou le mois prochain pour discuter de cette crise. Nairobi a, pour sa part, fermement dénoncé l’utilisation de ses citoyens « comme chair à canon ».

Cet incident inquiétant souligne les problématiques plus vastes de trafic humain et de conditions économiques précaires, poussant certains à accepter des propositions dangereuses. Les développements à venir pourraient influencer non seulement les relations diplomatiques entre le Kenya et la Russie, mais aussi les politiques de recrutement militaire internationales.


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