Des élections partielles pour revitaliser nos institutions locales et nationales
Mobilisation anticipée des candidats en vue des élections
L’Autorité nationale des élections (ANE) a lancé un appel aux partis politiques et aux candidats indépendants pour qu’ils préparent dès à présent leurs dossiers en vue des prochaines élections.
L’ANE a annoncé que la convocation du corps électoral interviendra sous peu, par le biais d’un décret gouvernemental. À compter du troisième jour suivant cette convocation, les candidatures seront officiellement ouvertes, créant ainsi une fenêtre de 10 jours calendaires pour les enregistrements. Cette initiative vise à alerter les acteurs politiques sur l’importance d’une préparation anticipée pour assurer un processus électoral fluide et ordonné.
Concernant la répartition des sièges, les prochaines élections se diviseront en trois catégories : législatives, régionales et municipales, touchant aussi bien la capitale que les zones reculées. Dans le cadre des élections législatives, deux sièges seront à pourvoir. Pour les élections régionales, six circonscriptions seront concernées, notamment dans des zones critiques comme Bangui et l’Est du pays, englobant les préfectures de Kémo, Ouaka, Mbomou et Haut-Mbomou. Le défi principal réside dans le besoin urgent de compléter les conseils régionaux dans ces régions où le développement et la représentation politique sont souvent absents.
Les élections municipales, quant à elles, s’étendront sur huit circonscriptions. L’objectif est de répondre à une forte demande de représentation à l’échelle locale, en particulier dans le Haut-Mbomou, où des communes comme Bambouti, Obo et Zémio n’ont pas encore désigné leurs élus. D’autres zones comme Basse-Kotto, Mambéré-Kadéï et Nana-Mambéré sont également au cœur de ces élections, soulignant l’importance d’un renouvellement démocratique dans tout le pays.
L’ANE a également adressé un appel au civisme à la société civile et aux autorités publiques, les encourageant à intensifier les actions de sensibilisation afin d’attirer des candidatures, notamment dans les régions où aucune candidature n’a été soumise lors des élections précédentes en décembre dernier. Les autorités considèrent que la réussite de ces élections partielles est une condition essentielle pour stabiliser le processus de décentralisation en République Centrafricaine.
Ces élections revêtent ainsi une importance cruciale, tant pour le renforcement des institutions démocratiques que pour l’amélioration du climat politique et social dans le pays. Dans un contexte où des difficultés à mobiliser des candidats avaient été observées lors des précédents scrutins, cette initiative de l’ANE entend non seulement favoriser une participation accrue mais également redynamiser l’engagement civique des Centrafricains.