Des éleveurs du Moyen Chari se forment pour garantir la santé de leur cheptel face aux défis climatiques.
Prévention des maladies du bétail au cœur des enjeux de santé animale à Sarh
Le 25 février 2026, la ville de Sarh, chef-lieu de la province du Moyen Chari, a accueilli une formation dédiée à la santé animale, mettant en lumière les efforts pour prévenir les maladies du bétail dans cette région.
Cette initiative, orchestrée par la délégation provinciale de l’Élevage et de la Production animale, en collaboration avec le Programme d’appui à l’investissement en Afrique centrale (PAIRIAC), s’est tenue au Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye. Pendant deux jours, près de quarante agents provenant des six départements de la province se sont réunis pour participer à des échanges enrichissants.
Parmi les participants figuraient des chefs de secteurs, responsables de postes vétérinaires et agents de terrain, tous engagés dans l’apprentissage de modules pratiques. Les sessions ont abordé des thématiques essentielles telles que les campagnes de vaccination et la surveillance des maladies transmissibles de l’animal à l’homme. L’accent a été placé sur l’importance de la détection précoce des infections, ainsi que sur le respect des protocoles sanitaires en vigueur.
Lors de cette rencontre, le secrétaire général de la commune de Sarh, Djimasbé Eliel, a encouragé les participants à y tirer un maximum de bénéfices. Il a rappelé que l’élevage est un pilier économique majeur pour le Moyen Chari et, par extension, pour le Tchad. Il a également exprimé la nécessité d’un soutien continu de la part des autorités pour ce secteur vital.
Pour sa part, Dr Laurent Haindi Dadass, délégué de l’Élevage du Moyen Chari, a exhorté les agents à devenir des acteurs clés au sein de leurs communautés. Selon ses propos, une organisation optimisée des services vétérinaires serait cruciale pour renforcer la sécurité sanitaire et, de manière plus générale, pour assurer un développement durable du secteur pastoral dans la région.
« À travers ce programme, notre objectif est de moderniser les pratiques et d’améliorer la qualité des services offerts aux éleveurs de notre province », a précisé le délégué. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet soutenu par l’Union européenne, visant à renforcer les capacités locales en matière de santé animale. La session de formation se terminera le 26 février 2026.
L’importance de cette initiative ne peut être sous-estimée. En effet, dans une région où l’élevage constitue une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles, la prévention des maladies animales joue un rôle fondamental dans la sécurité alimentaire et la subsistance des populations locales. Les enjeux sont d’autant plus cruciaux dans un contexte où les épidémies peuvent rapidement affecter non seulement le bétail, mais également la santé des citoyens via les zoonoses.
Les réactions des participants témoignent d’un réel intérêt pour les sujets abordés. Nombre d’entre eux ont souligné l’importance de tels programmes de formation pour renforcer leur expertise et améliorer la gestion des risques sanitaires au sein de leurs localités.
En somme, cette rencontre à Sarh marque une étape significative dans l’effort collectif de lutte contre les maladies animales au Tchad. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de développement durable du secteur de l’élevage et contribuera, sans nul doute, à la pérennité des ressources zootechniques de la région.