Des femmes tchadiennes autonomisées après une formation intensive en couture
Clôture d’une Formation en Couture pour l’Insertion Sociale à Walia
La Maison des jeunes de Walia a récemment accueilli la cérémonie de clôture d’une formation en couture, un événement marquant dans le cadre du projet « Insertion sociale des personnes en situation de vulnérabilité et de celles vivant avec un handicap ».
Pendant trois mois, ce programme, élaboré par l’Association pour l’épanouissement de la femme (APEF), a permis à 22 femmes de se former intensivement en couture. Malgré les défis rencontrés, 18 d’entre elles ont brillamment achevé leur parcours, parmi lesquelles 15 se sont particulièrement distinguées par leur assiduité et leur engagement. L’objectif affiché de cette formation était clair : transformer la couture en une activité génératrice de revenus. La cheffe de projet, Mormbaye Ruth, a souligné la détermination des participantes, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’apprendre simplement par intérêt personnel, mais de viser un objectif concret.
La présidente de l’APEF, Adeline Negob, a mis en avant les enjeux socioéconomiques de cette initiative. Elle vise à améliorer l’accès aux services de base, à encourager la gouvernance participative et à soutenir l’insertion professionnelle des bénéficiaires. Pour elle, cette formation n’était pas seulement un apprentissage technique, mais aussi un moyen de créer un espace de solidarité et d’espoir.
Les critères d’évaluation comprenaient l’âge, la discipline, la régularité et l’engagement à continuer l’activité après la formation. Les participantes ont été notées sur un total de 50 points, ce qui a permis de désigner les bénéficiaires de l’équipement. Ainsi, dix machines à coudre ont été attribuées aux candidates les plus méritantes, avec une mention spéciale « coup de cœur » pour un parcours jugé inspirant. Les autres participantes ont reçu des kits de démarrage pour poursuivre leur activité.
La cérémonie de clôture a été marquée par des discours pleins d’optimisme, dont celui d’Adeline Negob, qui a souligné que cette étape n’était pas une fin, mais plutôt un nouveau départ, synonyme de dignité et d’espoir. Elle a conclu en rappelant que soutenir ces femmes, c’était investir non seulement dans leur avenir, mais aussi dans celui de leurs familles, de leurs communautés et du pays tout entier.