Des ménages renouvellent l’usage du bois face à la pénurie de gaz
Introduction :
La pénurie de bouteilles de gaz à N’Djamena a contraint de nombreux foyers, en particulier des femmes, à revenir au bois de chauffe pour la préparation de leurs repas quotidiens.
Déroulement des faits :
Depuis plusieurs semaines, la situation devient préoccupante dans les quartiers de N’Djamena où les points de distribution de gaz sont presque totalement vides. Les familles se trouvent à faire la queue dès l’aube en espérant obtenir quelques unités, tandis que le prix de ce carburant domestique ne cesse de grimper. Face à cette crise, de nombreuses ménagères reprennent l’usage du bois de chauffe, une méthode de cuisson qu’elles avaient largement délaissée au profit du gaz, en raison de ses inconvénients bien connus. Dans la capitale tchadienne, le bruit des branches de bois crépitant sur le feu résonne à nouveau dans les habitations, remplaçant des pratiques plus modernes.
Les témoignages de femmes comme Dénéndouba Margueritte, que l’on croise dans les files d’attente à Chagoua, illustrent ce désespoir : « Le gaz est introuvable, alors on revient au bois, comme avant. » Cette situation plonge de nombreux ménages dans l’inconfort et les oblige à prolonger les corvées, à engager des dépenses imprévues, tout en les exposant à des fumées nocives. Les risques pour la santé augmentent, sans compter les implications environnementales, notamment la déforestation entraînée par le recours accru au bois de chauffe.
Contexte ou impact :
Cette crise met en lumière la vulnérabilité de la transition vers des énergies moins polluantes, comme le gaz, qui avait été encouragée pour réduire la pression sur les forêts du pays. Le retour au bois de chauffe pourrait non seulement dégrader la qualité de vie de nombreux Tchadiens, mais également annuler des efforts de sensibilisation déjà entrepris pour limiter la déforestation. Le mutisme des autorités face à cette situation aggrave encore le sentiment d’abandon et d’inquiétude au sein de la population, qui se trouve également confrontée à une hausse générale du coût de la vie. Absence de communiqués officiels ou de mesures mises en place pour pallier la crise, cette inertie des responsables soulève des interrogations parmi les citoyens.
Clôture naturelle :
En attendant des solutions pérennes, les familles tchadiennes continuent de s’adapter tant bien que mal à ces nouvelles contraintes, soulignant ainsi les défis structurels que représente l’accès à l’énergie domestique au Tchad, bien au-delà des fluctuations de marché.