Des progrès significatifs dans la lutte contre la défécation à l’air libre au Kanem, 526 villages concernés
Une avancée significative dans la lutte contre la défécation à l’air libre au Tchad
Cinq cent vingt-six villages du département du Kanem, au Tchad, ont récemment été distingués pour avoir mis fin à la défécation à l’air libre, grâce aux efforts de sensibilisation et de construction de latrines menés par l’ONG CIAUD Canada.
La cérémonie de remise des certifications s’est tenue ce vendredi en présence de plusieurs dignitaires, dont le préfet du département du Kanem-Centre, Brahim Alifa Ali, le directeur général de l’Assainissement, Kanabe Bianbo, ainsi que le chef de projet WASH de CIAUD Canada, Tena Eric Banda. Cet événement marque une étape cruciale dans le cadre d’un projet lancée pour améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité dans la région.
L’initiative a pour but de sensibiliser les communautés sur l’importance de l’hygiène, de la construction de latrines adaptées et des pratiques de lavage des mains. Dans son discours, Kanabe Bianbo a indiqué qu’environ 68 % de la population tchadienne, soit près de 9,5 millions de personnes, continuent de recourir à la défécation à l’air libre, une pratique qui pose des risques importants pour la santé publique.
Brahim Alifa Ali a salué les efforts de l’ONG et de ses partenaires, exprimant sa reconnaissance pour leur engagement envers cette cause. Il a encouragé les villages récemment certifiés à maintenir leurs efforts pour conserver ce statut et à poursuivre les initiatives en matière de santé publique.
Cette reconnaissance des 526 villages n’est pas seulement un symbole du progrès réalisé dans ce domaine, mais également une incitation à intensifier les efforts pour atteindre un objectif plus ambitieux : éradiquer la défécation à l’air libre au Tchad. Cette problématique est d’autant plus cruciale dans un contexte où la malnutrition et les maladies liées à l’insalubrité continuent de plomber les indicateurs de santé du pays.
Les retombées engendrées par cette initiative pourraient avoir un impact positif sur la santé des populations concernées et contribuer à faire baisser les taux de maladies typiques liées à la défécation à l’air libre. En créant un environnement sain, les autorités espèrent également améliorer la qualité de vie des habitants et encourager le développement économique des villages concernés.
La lutte contre la défécation à l’air libre s’inscrit dans un contexte de sensibilisation mondiale à la nécessité d’assurer l’accès à des installations sanitaires adéquates pour tous. Le Tchad, en intégrant cette initiative dans sa politique nationale, montre qu’il reconnaît les enjeux de santé publique auxquels il est confronté.
Si la lutte est loin d’être terminée, cette avancée collective rappelle que chaque pas compte dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, notamment en ce qui concerne la santé et le bien-être de toutes les couches de la population. Les progrès réalisés aujourd’hui pourraient se traduire dans les années à venir par une amélioration notable des conditions de vie au Tchad, rendant ainsi les villages non seulement plus sains mais également plus résilients face aux défis futurs.